‹ Poesies fugitivesChapitre 16 sur 59 · LE GAVE D’OLÉRON · texte numérisé non relu

LE GAVE D’OLÉRON

Du haut des monts voisins roulant tes flots épars, .Gave qui d’Qléron inondes les remparts ,'

A ta vue interdit, je m'arrête et m’ecriê:

Eh quoi ? toujours gronder , mugir ,

Toujours battre tesdlancs ponyne un tigre en furie,

Comme un lion .toujours rugir .

Il n’est donc de repos , en ces vastes cqntreé^ ,

Ni pour l’oreille , ni pour toi , • -•

Ni pour le voyageur qui passe avec §ffroi Sur tes rives sans fleurs et par toi déchirées.

Toujours renouvelé , tu les creuses toujours :

Ton courroux n’a jamais de trêve.

Terrible en fant des monts”, la descends... etton cours

•>4 : ÉPJTRES.

Avec fureur commence , . avec iufeur s’achève. Qn ne voit point sûr tes Ilots azurés Errer la nacelle légère ,

A ton onde, le spir, lu naïve bergère Confier ses appas ,d’elle— même ignorés ,

Ni le berger çur ton rivage'

Guider ses troupeaux altérés i L On .n’y voit que l’élan et le M0e sauvage.

Sur ton gravier désert par la soif attirés.

D’une nature libre et fière ,

Noble gave , mouvant tableau .

* • * j ' jk

Tu ne. m eS rien près de l’humjjïé ruisseau .

Qui coule au pied de ma chaumière.

EPITKE5.

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