LE GAVE D’OLÉRON
Du haut des monts voisins roulant tes flots épars, .Gave qui d’Qléron inondes les remparts ,'
A ta vue interdit, je m'arrête et m’ecriê:
Eh quoi ? toujours gronder , mugir ,
Toujours battre tesdlancs ponyne un tigre en furie,
Comme un lion .toujours rugir .
Il n’est donc de repos , en ces vastes cqntreé^ ,
Ni pour l’oreille , ni pour toi , • -•
Ni pour le voyageur qui passe avec §ffroi Sur tes rives sans fleurs et par toi déchirées.
Toujours renouvelé , tu les creuses toujours :
Ton courroux n’a jamais de trêve.
Terrible en fant des monts”, la descends... etton cours
•>4 : ÉPJTRES.
Avec fureur commence , . avec iufeur s’achève. Qn ne voit point sûr tes Ilots azurés Errer la nacelle légère ,
A ton onde, le spir, lu naïve bergère Confier ses appas ,d’elle— même ignorés ,
Ni le berger çur ton rivage'
Guider ses troupeaux altérés i L On .n’y voit que l’élan et le M0e sauvage.
Sur ton gravier désert par la soif attirés.
D’une nature libre et fière ,
Noble gave , mouvant tableau .
* • * j ' jk
Tu ne. m eS rien près de l’humjjïé ruisseau .
Qui coule au pied de ma chaumière.
EPITKE5.