‹ Poesies fugitivesChapitre 17 sur 59 · VERS · texte numérisé non relu

VERS

FAITS À MON PASSAGE A FALAISE, SUR LA NAISSANCE .DE GUIELAUJttE-LE^CONQUÉUANT. '

( Le fait , tel qù’on le/raconte ici , est conforme à la tradition du pays. ) ' . *

C’est donc de ce donjon fameux •

Que Robert, dit le Diable, un jour faisant sa fonde,

V it la gentille Arlette, au teint frais, aux doux yeux, D’un linge au fond de l’eau plongé d’un bras nerveux

Faisant , à coups, pressés , jaillir l’écume et l’onde ; Mais Arlette est déjà . dans ses bras amoureux. Sans prçtre et sans notaire elle devient féconde Du plus fier des héros , du plus vaillant des preux.

[ T n coup d’ocil parti de ces lieux . - •

A changé les destins du monde.

^PITRES

LE SUPRÊME BON fÔN.

k . Mise indécente , - - «

. Main dans. la lente 4 - :

- Du pantalon : ^

Puis on se jette , • .

On pirouette *

Sur le talon . 1 .

Près d’une «lace ,

Prenant sa glace , ' •

. * * * * ' » **.:.>**' c . • - Sonrcüre-deütï’

f. On reste eu placé- •'

" • D’un air pédant ;

Ensuite on passe .

Et l’on repasse.

ÉHTRES. 4

En minaudant : . /

On se pavane ;

Puis on ricane,

"'La tête en l’air;

On dit : « Mon cher , . . C’est misérable,

C’est incroyable

• • ' Quel mauvais ton ! .

Pour Voir le bon , -

. Le véritable, ... . •

Al ^

'L’incompatable..:. V

Tenez, ma foi

' Regardez-moi. %•

ÉPITRE8

A son tour , il passe f j-epasse ,

Prêt à frapper au mêime instant,

Dès que l’autre a quitté la place.

Je sais bien qui n’est -pas fy^htcnt .' Monseigneur Fanfan s’embarrasse , - Pleure , et fait lïiainte autre grimace:

« Quoi, lorsque je. Pai défendu !

Je saurai punir ton audace » •' '

Mais , ce qu’il n’avoit pas prévu ,

Tandis qu’en son dépit extrême ,

Il le tient en Pair étendu , ' . r ■

L’autre resté arrêté de même , . . *

Êt voilà le jeu suspendu. .

Monsieur Tranchant, lebori apôtre, Nous comprimant sans notre» aveu ,’

Laissez-nous Unir notre jeu , ,

Si vous voulez fairé le vôtre. \

ri ~ ‘opnpr r r '^" w- r •***.-

ilPlTRKS ’ 4(*

IA tendresse maternelle.

■*/ , A AtEXA«DfcfîSE,

A TOUTEsJes bexiVes du jour , '

Se trahit l’ardeur maternelle ; , ; -

La nuit surtout ,» par sou amour -,

La nuit, la mère se décèle-.

Pour charmer les ennuis , les soins

Et les fatigues de là ' veille ,

. Profondément elle sommeille ; ' ’ . v

Tout semble l’annoncer au moins Mais toujours $a tendresse veille.

Aussi , le moindre mouvement-,

Le plus léger frémissement , ■

ÉPJTRES.

Tout-cn suspens tient son oreille , Et toujours de son çhèr enfant, ,

Le prçmier soupir la réveillç.;

C’est son premier cri qu’elle entend. (

•D’un mal iihprévu ^apparence

Semble « peine %e déclarer ,

Le docteur , malgré sa science ,

' « . . •/ N’a rien encor Su pénétrer, '

Et , fort de son expérience ,

Il croit pouvoir se rassurer.

Mais déjà , mieux que. lui r la mère

Sait ce qu’\l faut craindre, espérer

L’amour à tout ‘^moment l’éclàire , .

Et l’amour peut-il l’égarer ?

Il est mille foibles nuancés

Qui n’échappent point à son cœur , Mille légères circonstances ,

Que rapproche sa; vive ardeur,,

Et mille petites souffiànces- Qni ne trompent poirit sa douleur'.

■Tmmnezji "*> % — » «<-

ÉPIÏRES. , 5i

' Cet œil moins serein que la veillé - ,

Ce visage encore altéré , ' • - ' ' - '

, * . ^ ^ • Cette bouche, un peu moins' . vermeille ;

Ce front Hier décoloré ,

Tout l’émuet. ... .ce .qui l’environne

De ses frayeurs est étonné-:

Ces riens-là n’on^ frappé personne ;

Elle a tout vu , tout deviné.

Déjà sbti oqil', que sa tendresse . ,

Sur son enfant» tient arrêté ,

A saisi le mal qui l’oppresse , ’ V .

Mieux que toute la Facilité : , *

te remède est fait., le mal cesse ,

L’enfant a repris 3a gaîté ,

A sa mère qui le càresse - *

Il a souri de volupté. *

Et* le signal de l’à Régresse '

Renaît dans ce cœur attristé. *

Non , tu n’es point une chimère ,

De l’àmour instinct bienfaiteur ;

ÉPïTRES.

Tout- en suspens tient son oreille ,

Et toujours -de -son chèr enfant, ' ,

Lè prçmier soupir la réveillq.;

C’est son premier cri qu’elle entend. ( D’un mal iihprévu ^apparence Semble à peine %e déclarer » .

Le docteur, malgré sa science,

N’a rien encor Su pénétrer , '* t Et , fort de son expérience , ...

Il croit pouvoir se rassurer.

Mais déjà , mieux que Jui r la -mère Sait ce qu’\l. faut craindre, espérer L’amour à tout 'moment l’éclàire , . .

Et l’amour peut-il l’égarer ? •

Il est mille foibles nuancés '• .

Qui s’échappent point à son coeur , Mille légères circonstances :

Que rap proche ( sa* .vive ?rdeür ,

Et mille petites souffrances- Qui ne trompent poirit sa douleur'.

ÉPÏTRES . 5i

' Cet œil moins serein que la veille ,

Ce visage encore altéré , '

Cette bouche. un peu moins, vermeille ;

Ce front Hier décoloré , * ■

Tout l’émuet. ... .ce .qui l’ètiVironne De ’ ses frayeurs est étonné-: ■ *.

Ces riens-là n’onj frappé personne ;

Elle a tout vu , tout deviné.

Déjà sbïi œil‘, que sa tendresse - ,

Sur son enfant ( tient arrêté ,

A saisi le mal qui l'oppresse , ' * .

Mieux que toute la Facilité •'

Le remède est fait , le mal cesse ,

L’enfant a repris éa gaîté , ' '

A sa mère qui le caresse •. * '

Il 9 souri , de volupté. ’

Et' le signal de l’àRégresse \ '

***** * * Renaît dans ce cœur attristé.;

Non , tu n'es point une chimère ,

De l’amour instinct bienfaiteur ;

ÉPITRES

L ? oreille j les yeux et le eœur ,

Tout ne fait, qu’un chez une mère.

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