VERS
FAITS À MON PASSAGE A FALAISE, SUR LA NAISSANCE .DE GUIELAUJttE-LE^CONQUÉUANT. '
( Le fait , tel qù’on le/raconte ici , est conforme à la tradition du pays. ) ' . *
C’est donc de ce donjon fameux •
Que Robert, dit le Diable, un jour faisant sa fonde,
V it la gentille Arlette, au teint frais, aux doux yeux, D’un linge au fond de l’eau plongé d’un bras nerveux
Faisant , à coups, pressés , jaillir l’écume et l’onde ; Mais Arlette est déjà . dans ses bras amoureux. Sans prçtre et sans notaire elle devient féconde Du plus fier des héros , du plus vaillant des preux.
[ T n coup d’ocil parti de ces lieux . - •
A changé les destins du monde.
^PITRES
LE SUPRÊME BON fÔN.
k . Mise indécente , - - «
. Main dans. la lente 4 - :
- Du pantalon : ^
Puis on se jette , • .
On pirouette *
Sur le talon . 1 .
Près d’une «lace ,
Prenant sa glace , ' •
. * * * * ' » **.:.>**' c . • - Sonrcüre-deütï’
f. On reste eu placé- •'
" • D’un air pédant ;
Ensuite on passe .
Et l’on repasse.
ÉHTRES. 4
En minaudant : . /
On se pavane ;
Puis on ricane,
"'La tête en l’air;
On dit : « Mon cher , . . C’est misérable,
C’est incroyable
• • ' Quel mauvais ton ! .
Pour Voir le bon , -
. Le véritable, ... . •
Al ^
'L’incompatable..:. V
Tenez, ma foi
' Regardez-moi. %•
ÉPITRE8
A son tour , il passe f j-epasse ,
Prêt à frapper au mêime instant,
Dès que l’autre a quitté la place.
Je sais bien qui n’est -pas fy^htcnt .' Monseigneur Fanfan s’embarrasse , - Pleure , et fait lïiainte autre grimace:
« Quoi, lorsque je. Pai défendu !
Je saurai punir ton audace » •' '
Mais , ce qu’il n’avoit pas prévu ,
Tandis qu’en son dépit extrême ,
Il le tient en Pair étendu , ' . r ■
L’autre resté arrêté de même , . . *
Êt voilà le jeu suspendu. .
Monsieur Tranchant, lebori apôtre, Nous comprimant sans notre» aveu ,’
Laissez-nous Unir notre jeu , ,
Si vous voulez fairé le vôtre. \
ri ~ ‘opnpr r r '^" w- r •***.-
ilPlTRKS ’ 4(*
IA tendresse maternelle.
■*/ , A AtEXA«DfcfîSE,
A TOUTEsJes bexiVes du jour , '
Se trahit l’ardeur maternelle ; , ; -
La nuit surtout ,» par sou amour -,
La nuit, la mère se décèle-.
Pour charmer les ennuis , les soins
Et les fatigues de là ' veille ,
. Profondément elle sommeille ; ' ’ . v
Tout semble l’annoncer au moins Mais toujours $a tendresse veille.
Aussi , le moindre mouvement-,
Le plus léger frémissement , ■
ÉPJTRES.
Tout-cn suspens tient son oreille , Et toujours de son çhèr enfant, ,
Le prçmier soupir la réveillç.;
C’est son premier cri qu’elle entend. (
•D’un mal iihprévu ^apparence
Semble « peine %e déclarer ,
Le docteur , malgré sa science ,
' « . . •/ N’a rien encor Su pénétrer, '
Et , fort de son expérience ,
Il croit pouvoir se rassurer.
Mais déjà , mieux que. lui r la mère
Sait ce qu’\l faut craindre, espérer
L’amour à tout ‘^moment l’éclàire , .
Et l’amour peut-il l’égarer ?
Il est mille foibles nuancés
Qui n’échappent point à son cœur , Mille légères circonstances ,
Que rapproche sa; vive ardeur,,
Et mille petites souffiànces- Qni ne trompent poirit sa douleur'.
■Tmmnezji "*> % — » «<-
ÉPIÏRES. , 5i
' Cet œil moins serein que la veillé - ,
Ce visage encore altéré , ' • - ' ' - '
, * . ^ ^ • Cette bouche, un peu moins' . vermeille ;
Ce front Hier décoloré ,
Tout l’émuet. ... .ce .qui l’environne
De ses frayeurs est étonné-:
Ces riens-là n’on^ frappé personne ;
Elle a tout vu , tout deviné.
Déjà sbti oqil', que sa tendresse . ,
Sur son enfant» tient arrêté ,
A saisi le mal qui l’oppresse , ’ V .
Mieux que toute la Facilité : , *
te remède est fait., le mal cesse ,
L’enfant a repris 3a gaîté ,
A sa mère qui le càresse - *
Il a souri de volupté. *
Et* le signal de l’à Régresse '
Renaît dans ce cœur attristé. *
Non , tu n’es point une chimère ,
De l’àmour instinct bienfaiteur ;
ÉPïTRES.
Tout- en suspens tient son oreille ,
Et toujours -de -son chèr enfant, ' ,
Lè prçmier soupir la réveillq.;
C’est son premier cri qu’elle entend. ( D’un mal iihprévu ^apparence Semble à peine %e déclarer » .
Le docteur, malgré sa science,
N’a rien encor Su pénétrer , '* t Et , fort de son expérience , ...
Il croit pouvoir se rassurer.
Mais déjà , mieux que Jui r la -mère Sait ce qu’\l. faut craindre, espérer L’amour à tout 'moment l’éclàire , . .
Et l’amour peut-il l’égarer ? •
Il est mille foibles nuancés '• .
Qui s’échappent point à son coeur , Mille légères circonstances :
Que rap proche ( sa* .vive ?rdeür ,
Et mille petites souffrances- Qui ne trompent poirit sa douleur'.
ÉPÏTRES . 5i
' Cet œil moins serein que la veille ,
Ce visage encore altéré , '
Cette bouche. un peu moins, vermeille ;
Ce front Hier décoloré , * ■
Tout l’émuet. ... .ce .qui l’ètiVironne De ’ ses frayeurs est étonné-: ■ *.
Ces riens-là n’onj frappé personne ;
Elle a tout vu , tout deviné.
Déjà sbïi œil‘, que sa tendresse - ,
Sur son enfant ( tient arrêté ,
A saisi le mal qui l'oppresse , ' * .
Mieux que toute la Facilité •'
Le remède est fait , le mal cesse ,
L’enfant a repris éa gaîté , ' '
A sa mère qui le caresse •. * '
Il 9 souri , de volupté. ’
Et' le signal de l’àRégresse \ '
***** * * Renaît dans ce cœur attristé.;
Non , tu n'es point une chimère ,
De l’amour instinct bienfaiteur ;
ÉPITRES
L ? oreille j les yeux et le eœur ,
Tout ne fait, qu’un chez une mère.