‹ Poesies fugitivesChapitre 18 sur 59 · LE GAVE D’OLÉRON · texte numérisé non relu

LE GAVE D’OLÉRON

Du haut des monts voisins roulant tes flots épars,

.Gave qui d’Gléron inondes les remparts ,

A ta vue interdit je m'arrête et m'écrie :

Eh quoi ? toujours gronder , mugir .

Toujours battrè tes-flîmcs ponyne un tigre en furie,

Comme un lion toujoursTugir î

Il n’est donc de repos , en ces vastes contrées ,

Ni pour l’oreille , ni pour toi , ' -

Ni pour le voyageur qui passe avec #ffroi • . ■ * , % »

Sur tes rives sans fleurset par toi déchirées.

Toujours renouvelé , tu les ereuses toujours:

Ton courroux n’a jamais de trêve.

Terrible enfant des niants, la descends.-., etton cours

54 ÉPJTRES.

A\ ec fureur commence avec fumeur s’achève.

Qn ne voit point sûr tes flots apurés-,

■ Errer la nacelle légère , .

A ton ondp , le. spir , lu naïve bergère Confier ses appas d’elle— même ignorés ,

Ni le berger $ur ton rivage/ •

Guider ses trUupeaux altérés :

On n’y voit que l’élan et le Jjuffie sauvage.

Sur ton gravier désert par la soif attirés.

D’une nature libre et fière , , ,

Noble gave, mouvant tableau r ' "

Tu ne m’eS rien, près dé l’humble ruisseau .

.Qui coule au pied de ma chaudière.

ÉPJTllKS

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