LE GAVE D’OLÉRON
Du haut des monts voisins roulant tes flots épars,
.Gave qui d’Gléron inondes les remparts ,
A ta vue interdit je m'arrête et m'écrie :
Eh quoi ? toujours gronder , mugir .
Toujours battrè tes-flîmcs ponyne un tigre en furie,
Comme un lion toujoursTugir î
Il n’est donc de repos , en ces vastes contrées ,
Ni pour l’oreille , ni pour toi , ' -
Ni pour le voyageur qui passe avec #ffroi • . ■ * , % »
Sur tes rives sans fleurset par toi déchirées.
Toujours renouvelé , tu les ereuses toujours:
Ton courroux n’a jamais de trêve.
Terrible enfant des niants, la descends.-., etton cours
54 ÉPJTRES.
A\ ec fureur commence avec fumeur s’achève.
Qn ne voit point sûr tes flots apurés-,
■ Errer la nacelle légère , .
A ton ondp , le. spir , lu naïve bergère Confier ses appas d’elle— même ignorés ,
Ni le berger $ur ton rivage/ •
Guider ses trUupeaux altérés :
On n’y voit que l’élan et le Jjuffie sauvage.
Sur ton gravier désert par la soif attirés.
D’une nature libre et fière , , ,
Noble gave, mouvant tableau r ' "
Tu ne m’eS rien, près dé l’humble ruisseau .
.Qui coule au pied de ma chaudière.
ÉPJTllKS