LE TROUBADOUR DEVENU BERGER
Air ; Reste/ , restez , trouve jolie.
« Deviens berger 3 jeune poète ; >
Que poursuit le sort inhumain ■,
Et souviens-toi que. ehez Admète .
Apollon eut même destin.- t ;
Dans eet abandon si funeste \ -
Où le malheur vient te plonger ,
Un chien fidèle au moins te reste : ... - •
C’est le seul ami du berger ! ».
i4a ROMANCES.
Ainsi ^rompant un longi silence , •
. Soulageait son cœur désolé • .
Beau troubadour que , loin» de France , Des méchants avaient e jri lé.
C’est par si tendre chansonnette - Que du sort il veut se venger Lès sons plaintifs de sa. musette Parfois consolent le berger.
Au champ d’honneur, du roi son maître Guidant jadis les bataillons ,
Seul- il rassemble et mène paître . Doutes brèbis , tendres moutons. .»
D’un poste brillant il regrette Les honneurs moins que le danger.
L’herbe est son trône, et sa houlette f Voilà le sceptre du berger. . .
Errant un matin sur la rive y . ; ( ,
Dans Laure il voit fleur de beauté ,
ROMANCES
Doux abandon ^ candeur naïvey Air ingénu , grâce et gaîté. *•
Privé de tous brens, il oublie Qu’il est sur un sol étranger. . .
Le cœur d’une gentille amié Est la richesse du berger- v v •’
Ainsi dissipant le nuage -, l Qui long-temps, obscurcit ses jours Tranquille , au milieu de l’orage , Il s’endort au sein des amours, j Dès que la niiit étend son voile , Moins prompt à se décourager ,
Il compte. Sur sa bonne étoile y En voyant celle diy berger.
Pour deux époux simple couchette Edmond ne s’en plaint pas , je crois Il a ' pour orner sa chamhrette, Table antique, horloge de bois,
i4V , nOMA^cEs;*
Ah ! pour une autre', en sa détresse , Il ne voudrait pas là’ changer y ' ' •' Puisque pour lui l’arrtour sans cesse* • * Y sonne l’heure du berger. ; N ..
Mais des lis la tige fleurie -
Va reverdir pour' son bonheur.
L’espmr de re voir sa patrie
A fait de loin battre son oœuV.
La voix d’un Bourbon le rappelle.:
Sous ses lois il court .se ranger,
Et se joindre- a U troupeau fidèle
Qui retrouve! ei\fin son hprger. •
ROMANCES