‹ Poésies fugitives de Jacques DelilleChapitre 29 sur 45 · COUPLETS · texte numérisé non relu

COUPLETS

Demandés par des jeunes gens de SaiiU-'Diez , gui donnaient une Jeté aux jeunes personnes de la ville.

Le printemps \ient, que tout s'empress»

A fêter l'âge des amours :

Peut-on mieux chanter la jeunesse Que dans la saison des beaux jours?

Tout s'embellit par la jeunesse ^ Pour nous le fer arme ses mains ; Elle eut ses fêtes dans la Grèce ^ Elle eut ses jeux chez les Romains,

Toi-même à la fête Aes Grâces ^ Vieillesse y parais à ton tour ; Gomme l'hiver chauffe tes glaces Aux rayons naissants d'un beau jour.

O toi^ jeunesse séduisante^ Ne refuse pas son doux prix Au poète heureux qui te chante !

Tu peux le payer d'un souris»

FUGITIVES. ao3

Si la vieillesse obtient pour elle Quelque jour les mêmes faveurs , Pour rendre la fête plus belle , Jeunesse , fais-en les honneurs.

Alors si j'y parais moi-même, Honore-moi d'un doux accueil ; Et que le chantre heureux qui t'aime Soit favorise d'un coup-d'œil.

Ainsi la complaisante Aurore , Au front jeune, au regard serein, Permet que le soir se colore De quelques rayons du matin.

Mais, qu'entends- je ? Une voix chérie Prête à mes vers ses sons touchants ; Ce Ueu charmant est sa patrie , n a double droit à mes chants.

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