COUPLETS
Demandés par des jeunes gens de SaiiU-'Diez , gui donnaient une Jeté aux jeunes personnes de la ville.
Le printemps \ient, que tout s'empress»
A fêter l'âge des amours :
Peut-on mieux chanter la jeunesse Que dans la saison des beaux jours?
Tout s'embellit par la jeunesse ^ Pour nous le fer arme ses mains ; Elle eut ses fêtes dans la Grèce ^ Elle eut ses jeux chez les Romains,
Toi-même à la fête Aes Grâces ^ Vieillesse y parais à ton tour ; Gomme l'hiver chauffe tes glaces Aux rayons naissants d'un beau jour.
O toi^ jeunesse séduisante^ Ne refuse pas son doux prix Au poète heureux qui te chante !
Tu peux le payer d'un souris»
FUGITIVES. ao3
Si la vieillesse obtient pour elle Quelque jour les mêmes faveurs , Pour rendre la fête plus belle , Jeunesse , fais-en les honneurs.
Alors si j'y parais moi-même, Honore-moi d'un doux accueil ; Et que le chantre heureux qui t'aime Soit favorise d'un coup-d'œil.
Ainsi la complaisante Aurore , Au front jeune, au regard serein, Permet que le soir se colore De quelques rayons du matin.
Mais, qu'entends- je ? Une voix chérie Prête à mes vers ses sons touchants ; Ce Ueu charmant est sa patrie , n a double droit à mes chants.