A LA CÉLÈBRE M^K
Lorsque du haut des voûtes étevusUes Le roi des dieux venait aux demeures, mortelles Chercher ou l'hoinme juste , ou la jeune beauté ,
Sa modeste iauiiortaUté N'allait point , dédaignant le repos des cabanes , Demander aux palais pro£saies
FUGITIVES. afi5
Leur pompeuse hospitalité.
Hôte indulgent^ à son banquet céleste Où jamais ne siégea la douce égalité^
Il préférait d'un gite agreste
L'innocente frugalilé« Là y dans l'incognito de la grandeur suprême^ Oubliant pour un jour l'étiquette des cieux^ Ghes l'homme hospitalier^ pauvre et religieux^ Le chaume pour lambris^ des fleurs pour diadème ^ Du miel pour ambroisie et du lait pour nectar ,
En attendant que des chaumières Le doux sommeil vint fermer ses paupières^ Jupiter dételait les aigles de son char^
Et sans projets , et sans tonnerre ^ Laissant aller le monde et rouler le destin^
En simple habitant de la terre y Du pauvre laboureur partageait le festin ; Mais au départ (Beaucis en offre un grand exemple)^ Le voyageur sacré ^ de ce rustique lieu^ Changeait l'obscofr asile en un superbe temple ,
El payait son ^ot en dieu.
Vous êtes plus puissante encore et plus modeste ;
Et mon poétiqiiie taudis^ Grâce à vos traits divii»s^ à votre voix céleste ,
Devient pour moi le paradis.