‹ Poésies fugitives de Jacques DelilleChapitre 37 sur 45 · A LA CÉLÈBRE M^K · texte numérisé non relu

A LA CÉLÈBRE M^K

Lorsque du haut des voûtes étevusUes Le roi des dieux venait aux demeures, mortelles Chercher ou l'hoinme juste , ou la jeune beauté ,

Sa modeste iauiiortaUté N'allait point , dédaignant le repos des cabanes , Demander aux palais pro£saies

FUGITIVES. afi5

Leur pompeuse hospitalité.

Hôte indulgent^ à son banquet céleste Où jamais ne siégea la douce égalité^

Il préférait d'un gite agreste

L'innocente frugalilé« Là y dans l'incognito de la grandeur suprême^ Oubliant pour un jour l'étiquette des cieux^ Ghes l'homme hospitalier^ pauvre et religieux^ Le chaume pour lambris^ des fleurs pour diadème ^ Du miel pour ambroisie et du lait pour nectar ,

En attendant que des chaumières Le doux sommeil vint fermer ses paupières^ Jupiter dételait les aigles de son char^

Et sans projets , et sans tonnerre ^ Laissant aller le monde et rouler le destin^

En simple habitant de la terre y Du pauvre laboureur partageait le festin ; Mais au départ (Beaucis en offre un grand exemple)^ Le voyageur sacré ^ de ce rustique lieu^ Changeait l'obscofr asile en un superbe temple ,

El payait son ^ot en dieu.

Vous êtes plus puissante encore et plus modeste ;

Et mon poétiqiiie taudis^ Grâce à vos traits divii»s^ à votre voix céleste ,

Devient pour moi le paradis.

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