JÔ LA NÉGRESSE
« Mais elle a pour toujours quitté son doux rivage, Son Kraal, qu'elle poursuit de regrets superflus, Ses perroquets jaseurs, au radieux plumage, Et ses beaux bengalis qu'elle n'entendra plus!
« Son exil est sans fin. Dans son village agreste Elle a perdu l'espoir de jamais revenir; De tout ce qu'elle aimait il n'est rien qui lui reste, Rien qu'un continuel et poignant souvenir. »
Et, depuis ce jour-là, souvent je vois en rêve,
Les yeux noyés de pleurs, l'enfant blanc dans les bras.
Le visage navré, la noire fille d'Eve
Dont le corps est ici, mais le cœur est là-bas!