LE MAÎTRE
Malheur au mauvais ouvrier
Qui pleure au lieu de travailler;
Malheur au fainéant, au lâche,
A celui qui manque à sa tâche
Et qui me prive de mon gain ;
Malheur! il restera sans pain.
Allons, qu'on veille sans relâche.
Qu'on tienne les métiers en jeu ;
Je veux que ma fabrique en feu
Ecrase toutes ses rivales.
Et que le coton de mes halles,
En quittant mes brûlantes salles
Pour habiller le genre humain,
Me rentre à flots d'or dans la main. —
Et le bruit des métiers de plus fort recommence. Et chaque lourd piston dans la chaudière immense,