‹ Poésies: Iambes et poèmesChapitre 70 sur 80 · LES · texte numérisé non relu

LES

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vJ* UE d'autres sur les monts boivent à gorge pleine Des vents impétueux la bienfaisante haleine, Et s'inondent le front d'un air suave et pur ; Que d'autres, emportés par des voiles légères, Passent comme les vents sur les ondes amères, Et sillonnent sans fin leur magnifique azur;

Q.ue d'autres, chaque jour, emplissent leur paupière

Des rayons colorés de la chaude lumière.

Et contemplent le ciel dans ses feux les plus beaux;

Que d'autres, près d'un toit festonné de verdure,

Travaillent tout le jour au sein de la nature,

Et s'endorment le soir au doux chant des oiseaux

Ils ont reçu du ciel un regard favorable,

Ils sont nés, ces mortels, sous une étoile aimable

Et sous le signe heureux d'un mois splendide et chaud ;

Et la main du Seigneur, qui sur terre dispense

La peine et le plaisir, la mort et l'existence,

Leur a fait large part et donné le bon lot.

Q.uant à nous, prisonniers comme de vils esclaves. Nous sommes pour la vie enfermés dans des caves. Non pour avoir des lois souillé la majesté. Mais parce que du jour où nous vînmes au monde, La misère au cœur dur, notre nourrice immonde. Nous marqua pour la peine et pour l'obscurité.

Nous sommes les mineurs de la riche Angleterre; Nous vivons comme taupe, à six cents pieds sous terre ; Et là, le fer en main, tristement nous fouillons,

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