‹ Poésies: Iambes et poèmesChapitre 72 sur 80 · LES MINEURS DE NEWCASTLE · texte numérisé non relu

LES MINEURS DE NEWCASTLE

Q.ui produit à foison les richesses énormes

De ces quatre cents lords aux insolentes formes,

Q.ui souvent sans pitié nous voient mourir de faim.

O Dieu ! Dieu tout-puissant ! pour les plus justes causes

Nous ne demandons pas le tumulte des choses,

Et le renversement de l'ordre d'ici-bas;

Nous ne te prions pas de nous mettre à la place

Des hommes de savoir et des hommes de race,

Et de remplir nos mains de l'or des potentats :

Ce dont nous te prions, enfants de la misère, C'est d'amollir le cœur des puissants de la terre, Et d'en faire pour nous un plus solide appui ; C'est de leur rappeler sans cesse, par exemple, Qu'en laissant dépérir les fondements du temple, Le monument s'écroule et tout tombe avec lui.

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LE JOUJOU T>U SULT^'U.

Il est au cœur de Londre, en l'un de ses musées,

Un objet qui souvent occupe mes pensées :

C'est un tigre de bois, dans ses ongles serrant

Le rouge mannequin d'un Anglais expirant.

L'animal a le cou baissé, la gueule ouverte,

Et des saignantes chairs de l'homme à face verte

Il paraît assouvir son appétit glouton.

Puis, pour vous compléter l'horrible illusion.

Un tourniquet placé sur le flanc de la bête,

Gomme celui d'un orgue à la main qui s'y prête.

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