LES MINEURS DE NEWCASTLE
Q.ui produit à foison les richesses énormes
De ces quatre cents lords aux insolentes formes,
Q.ui souvent sans pitié nous voient mourir de faim.
O Dieu ! Dieu tout-puissant ! pour les plus justes causes
Nous ne demandons pas le tumulte des choses,
Et le renversement de l'ordre d'ici-bas;
Nous ne te prions pas de nous mettre à la place
Des hommes de savoir et des hommes de race,
Et de remplir nos mains de l'or des potentats :
Ce dont nous te prions, enfants de la misère, C'est d'amollir le cœur des puissants de la terre, Et d'en faire pour nous un plus solide appui ; C'est de leur rappeler sans cesse, par exemple, Qu'en laissant dépérir les fondements du temple, Le monument s'écroule et tout tombe avec lui.
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LE JOUJOU T>U SULT^'U.
Il est au cœur de Londre, en l'un de ses musées,
Un objet qui souvent occupe mes pensées :
C'est un tigre de bois, dans ses ongles serrant
Le rouge mannequin d'un Anglais expirant.
L'animal a le cou baissé, la gueule ouverte,
Et des saignantes chairs de l'homme à face verte
Il paraît assouvir son appétit glouton.
Puis, pour vous compléter l'horrible illusion.
Un tourniquet placé sur le flanc de la bête,
Gomme celui d'un orgue à la main qui s'y prête.