‹ Poésies inéditesChapitre 7 sur 82 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

morceau trè» impo>lant el trune exécution aciievée. Il a du moins reçu toute la perfection sans minutie que Lamartine, ce merveilleux improvisateur, donnait à ses vers si faciles el si abondants. Lamartine est dans notre littérature, dans toutes peut-être, le trouveur par excellence; aucun poète n'abonde comme lui en vers qui semblent être sortis de l'àme de l'auteur et de la lan,:jue qu'il parle, comme une fleur sort de la sève et du rameau.

Ce simple épisode, où les personnages ont à peine le temps d'indiquer leur caractère, a la plus grande valeur comme peinture; c'e>t un vrai type de la description et du génie pittoresque dans Lamartine. Le talent du poète comme paysagiste est reconnu; mais sa supériorité en ce genre et les allures de son pinceau ne sont peut-être pas bien comprises.

L'art de peindre le monde extérieur par la jïarole a été poussé très loin de nos jours; certains poètes savent nous faire voir et loucher les objets matériels, de telle sorte que leurs tableaux émeuvent nos sens et nos nerfs presque autant que la réalité; il ne s'agit |»a? pour eux d'interpréter poétiquement la nature, mais de la reproduire presque mécaniquement* Les peintures de Lomariinc, si vives qu'elles

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