‹ Poésies inéditesChapitre 80 sur 82 · M^^ EUGÉNIE CASSAS · texte numérisé non relu

M^^ EUGÉNIE CASSAS

^ONGE de Raphaël au printemps de son dge, Que la beauté suprême éveille et décourage !

Vision de Pétrarque éteinte de langueur I Tercet du Dante à peine ébauché sur la page, Où Béatrice entr'ouvre et referme un nuage!... Non, ces traits ont vaincu Tart, le mot, la couleur; Incarner l'idéal est l'oeuvre du Seigneur.

La nature en toi seul acheva leur ouvrage.

Aux rayons émanés de ce chaste visage, Heureux qui de beauté désaltère son cœur!

Heureux même qui peut en contempler Timage!

Cbiand la soif de TÉden altère un voyageur, S*il ne boit de la lèvre au fleuve du bonheur, Il boit des yeux dans le mirage!

Paris f 10 axril jSj^.

POUR UÊ«€ FONTAINE

^A c H o N S nous contenter de Teau qui nous abreuve ; Pour qui boit à sa soif la goutte vaut un fleuve.

On A cru devoir ajouter A ces poésies inédites des versions nouvelles de VImmorlaliU' et du Lar, tirées des manuscrits de Lamartine, ainsi qu'une page en prose où se trouve la première idée du Crucifix. Les variantes et les strophes inédites sont indiquées en lettres italiques.

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