‹ Poésies inéditesChapitre 9 sur 82 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

de Lamartine, la scène semble vivre comme les acteurs. Le paysage se développe, ondule et flotte autour des héros du drame, comme, dans une symphonie de maître, l'accompagnement se déroule autour de la mélodie.

L'épisode inédit du poème du Chevalier nous montre ces qualités du paysage et des descriptions de Lamartine à un degré aussi élevé que Jocclyn lui-même. Le génie tout particulier que ce maître apporte à peindre le monde extérieur fait de lui par excellence le poète de la nature; d'autres n'en sont que le? imagiers et les photographes.

Les pièces lyriques qui complètent le volume datent des époques les plus diverses de la vie de Lamartine ; quelques-unes sont d'une grande beauté. Les stances à César Alfieri, écrites du temps des Méditaîicns et omises, on ne sait pourquoi, dans ce recueil, se terminent par de nobles vers qu'on «lirait pensés par Corneille, et qui possèdent de plus que les siens la musique et l'accent propre au poète lyrique:

Aux bcr«s de Li Seine ou du TiVre, Sous un consul ou sous un roi, Sois vertueux, tu seras libre, Ton inJép^n.îance est en toi.

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