‹ Poésies inéditesChapitre 50 sur 88 · SELON DIEU · texte numérisé non relu

SELON DIEU

jÈRE, un cheval est à la porte:

Il demande la charité.

— Vite, du foin , qu'on le lui porte ; Il en sera réconforté.

Cheval, dis à Dieu , notre maître, Qu'avec joie et sans te connaître , Et nourris de sa charité , Nous t'avons bien réconforté.

Mère, un ramier est à la porte:

Il demande la charité.

— J'ai là du bled , qu'on le lui porte ; Il en sera réconforté.

Ramier, dis à Dieu , notre maître, Qu'avec joie et sans le connaître, Et nourris de sa charité, Nous t'avons bien réconforté.

Mère , un enfant est à la porte :

Il demande la charité.

— Tout notre lait, qu'on le lui porte : Il en sera réconforté.

Enfant, dis à Dieu, notre maître, Qu'avec joie et sans te connaître , El nourris de sa charité, Nous t'avons bien réconforté.

Mère, un vieillard est à la porte :

Il demande la charité.

— Du vin , du vin , qu'on le lui porte ; Il en sera réconforté.

Vieillard , dis à Dieu, notre maître, Qu'avec joie et sans te connaître, El nourris de sa charité, Nous l'avons bien réconforté.

Mère, un coupable esl à la porte:

Il demande la charité.

— Ce manteau blanc , qu'on le lui porte; Nous l'aurons réhabilité.

Ami, dis à Dieu, notre maître, Qu'avec joie et sans te connaître, El brûlants de sa charité , Nous t'avons réhabilité.

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