‹ Poésies (volume 2)Chapitre 23 sur 72 · A MA LYRE · texte numérisé non relu

A MA LYRE

Souviens-toi du ciel, ô ma lyre, Car c'est du ciel que tu descends.

Parcourons toute la carrière.

Quoiqu'elle soit dans le désert.

Préfère aux autels de Voltaire Le grabat du pauvre Gilbert.

Que ma bouche, avant que j'expire, Puisse avouer tous tes accents.

Souviens-toi du ciel , 6 ma lyre, Car c'est du ciel que tu descends^

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— Septembre 1830 —

Christ! délivre-nous de Tintime blasphème.

Où notre âme s'abjure et s'oublie elle-même.

Où , tel qu'un vil brigand , notre esprit se tient coi

Dans les sombres détours des cavernes du moi,

Et guette, protégé par les ombres du doute.

Que la foi vienne seule à passer sur la route.

Pour s'élancer sur elle , un poignard à la main ,

Et rétendre mourante au milieu du chemin!

Ce qui ne peut mourir travaille à sa ruine ,

Et rejette vers toi son essence divine,

Ainsi qu'un vil présent qui manque son effet

Et qu'on fait renvoyer à celui qui l'a fait.

Que dis-je? ce n'est plus sourdement que les hommes

Évoquent du néant les désastreux fantômes ;

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