SOUVENIRS D*ENFAN€B. «S
a Enfant, de jour en jour tu deviens pâle aussi ; «Bientôt dans la maison nous aurons deux malades. « Va te distraire avec tes jeunes camarades. » Et, sortant pour aller essayer le bonheur, J'entendais une voix me dire au fond du cœur : a Comment te réjouir quand ta famille pleure?» Et, triste, je rentrais dans ma pauvre demeure ., Et , le front dans la main , sur la table accoudé , Je me sentais encor de larmes inondé.
iL««4&â»ab3Nas»«<»
— Juillet 483S. —
Et voilà tout , voilà ce que, dans notre enfance, Nous avons salué par un cri d'espérance , Comme le voyageur, du haut du Saint-Bernard, Jette sur Tltalie un avide regard!
Et ce soleil brillant et ces fleuves limpides M'ont laissé le cœur froid et les lèvres arides. Semblable à ces éclairs de la chaude saison Qui par un soir serein brillent à l'horizon , Mon printemps m'attrista des présages d'automne ; Je vis, à peine éclose, effeuiller sa couronne ; Et l'ongle du malheur vint sur moi s'appuyer, Ainsi que le vautour sur un jeune amandier S'abat , et , secouant ses ailes dans ses branches, Sur la terre à flocons fait tomber ses fleurs blanches. Je me disais pourtant : a Dans la vie avançons.