LA LAMPE DE NUIT
Retourne vers ton seuil comme l'enfant prodigue),
On peut bien loin de toi conserver quelque espoir ;
Mais on ne trouve rien que de triste et de noir ;
L'espritaltier de rhomme abeau fouiller dansFhomme,
L'existence est, sans toi, le rêve d'un fantôme
Qui sent , dès que son œil commence à s'assoupir.
Sur son sein haletant le néant s'accroupir.
Qui ne te connaît point ne peut point se connaître ,
Et ce que tu délaisse a déjà cessé d'être.
Seul flambeau qui nous luit dans notre sombre exil ,
Si tu ne nous restais , que nous resterait-il?
A I. JULES CMONGE *.
Loi^que de toute part le ciei tourne à l'orage. Ami, laisse, crois-moi, ta nacelle au rivage. As-tu, pour affronter Fassaut du flot amer, Fait quelque pacte avec le démon de la mer?
Ou bien, pour f opposer à l'esprit de Tabîme , L'ange vengeur a-t-il touché ton front sublime
Et dit à ton génie : « Au nom du Dieu vivant , « Chante dans la tempête, et va contre le vent ! » Non, du motos jusqu'ici. Comme la jeune fille Qui, seule, en réparant le lin de la famille ,
t M. Jules Ganonge a publié en 1839 un volume de poésies contenant plusieurs pièces fugitives pleines de grâce, et un poème fort remarquable où Tauteur a peint les souffrances du Tasse. — -^ le Tasse à SorrerUe, dont presque tous les journaux français ont parlé avec éloge, a été traduit en italien par le comte Giuseppe Perticari, dont la' traduction, où les beautés de Toriginal ont été heureusement reproduites, a obtenu un grand succès en Italie.