APPARITION
Et leurs tristes flocons oppressent ma poitrine... Oh ! quand tu viens ainsi, dis-moi ce que tu veux I
Et tu verras soudain ta volonté suivie ; Je ne veux envers toi ressentir nul remord.
Hélas ! je suis assez accablé de la vie Sans y venir mêler les peines de ta mort.
Oh ! de ces visions, vérités ou mensonges , Daigne, daigne, mon Dieu, délivrer mon sommeil ! Fais passer radieux tes anges dans mes songes, Et calme mon esprit sous leur groupe vermeil!
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Ainsi qu'une bergère au regard gracieux ,
La lune, surveillant de sa lueur candide
Les scintillants troupeaux des campagnes des deux,
Tempérait leur éclat d'un voile lumineux
Et rendait de la nuit le silence limpide.
Le rossignol, perdu dans le lointain du bois.
Dans l'air par intervalle abandonnait sa voix,
Dont les sons veloutés expiraient dans l'espace
Comme sur un beau lac les cercles onduleux
Lorsque l'aile du cygne a troublé la surface
De ses flots transparents , immobiles et bleus.
La luciole au loin faisait briller ses feux ;
Et mille étoiles animées , Suspendant au gazon l'éclat du diamant, Gomme un ciel reflété dans des ondes calmées , Faisaient du champ nocturne un autre firmament. L'haleine du midi, dérobant au rivage