‹ Poésies (volume 3)Chapitre 29 sur 68 · A H. L'ABBÉ F, DE LA MEMAIS · texte numérisé non relu

A H. L'ABBÉ F, DE LA MEMAIS

Conquérant des esprits , roi de l’intelligence , En de divines mains abdique la puissance ;

Tu seras bien plus grand en abaissant ton front Je sais l’immensité de ta douleur intime :

11 te faut immoler une raison sublime ;

I5ü A M. L’ABBÉ F. DE LA MENNAIS.

Mais, malgré les clameurs de l’ange de l’abîme ,

C’est un céleste hommage et non pas un affront.

Quel que soit l’horizon que ton regard embrasse , D’autres plus loin encore élargissent l’espace,

Et font tomber soudain tous orgueilleux transports. Dieu seul , en même temps , voit tous les points du globe Et quel jour est écrit sur les teintes de l’aube ;

Mais l’homme voit un point , un autre se dérobe ,

Et notre esprit se trouble a saisir les rapports.

Vainement la science , en son orgueil suprême ,

Dit que , renouvelant sa force d’elle-même,

Notre raison toujours à notre raison luit :

Que du phare du Christ la lumière éclipsée Brille inutilement a la vue offensée :

Comme si cette mer , ou flotte la pensée ,

Ne pouvait éprouver la tempête et la nuit !

Ton doigt intelligent indiquait une route :

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