‹ Poésies (volume 3)Chapitre 30 sur 68 · A M. L'ABBE F. DE LA MENNAIS · texte numérisé non relu

A M. L'ABBE F. DE LA MENNAIS

Le Seigneur en a cent , en a mille sans doute.

Qui soupçonnait la mer tombant sur Pharaon ?

Et cette arche captive aux mains de l’infidèle , Renversant ses vainqueurs et leur dieu devant elle , Et , pour nous démontrer que la vie est en elle , Recouvrant de rameaux la verge d’Aaron?

Les princes , nous dis-tu , vieillards au teint livide ,

Se couvrent vainement de leur pourpre splendide :

Leur ulcère commence à pourrir leur manteau ;

La dissolution de jour en jour s’opère.

Peuples , si vous voulez une ère plus prospère,

Ainsi que l’Africain égorge son vieux père ,

Par pitié dans leur sein enfoncez le couteau !..

Ils ont rendu du Christ la parole inféconde :

Qu’ils tombent , et le ciel descendra sur le monde , Et vous verrez le jour de l’ombre indépendant. Vos vieillards seulement vous rendront la justice ; I>ans les cœurs renaîtra l’esprit de sacrifice.

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