‹ Poésies (volume 3)Chapitre 58 sur 68 · L’ARABE A SON COURSIER · texte numérisé non relu

L’ARABE A SON COURSIER

L’or des princes n’a pu suffire Pour t’arracher d’auprès de moi , Mais aussi qui pourrait se dire Plus ardent et plus beau que toi ?

L'ARABE A S0> COURSIER Noir, et bien plus noir que l’ébène , Ton poil uni brille pareil Aux claires eaux de la fontaine Que frappent les feux du soleil.

Lorsque , te livrant la carrière ,

Je te presse de mes genoux ,

Mon œil charmé voit ta crinière Bondir comme un flot en courroux !

L’aigle semble avoir de ses ailes Muni tes flancs impétueux ;

Et le serpent dans tes prunelles A mis la flamme de ses yeux.

Ton vol est celui de 1 orage.

Pour toi les airs ont une voix ;

Ils bruïssent 'a ton passage Comme les traits de mon carquois

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