L’ARABE A SON COURSIER
L’or des princes n’a pu suffire Pour t’arracher d’auprès de moi , Mais aussi qui pourrait se dire Plus ardent et plus beau que toi ?
L'ARABE A S0> COURSIER Noir, et bien plus noir que l’ébène , Ton poil uni brille pareil Aux claires eaux de la fontaine Que frappent les feux du soleil.
Lorsque , te livrant la carrière ,
Je te presse de mes genoux ,
Mon œil charmé voit ta crinière Bondir comme un flot en courroux !
L’aigle semble avoir de ses ailes Muni tes flancs impétueux ;
Et le serpent dans tes prunelles A mis la flamme de ses yeux.
Ton vol est celui de 1 orage.
Pour toi les airs ont une voix ;
Ils bruïssent 'a ton passage Comme les traits de mon carquois