A M. COLIN
Cimetières fouillés , chevelure coupée De la tête de ceux qui sont morts par l’épée ; Sucs pour avortemens; mots et signes pervers Qui, dans le plus riant et plus gras pâturage , Tandis que le pasteur repose sous l’ombrage , Font tomber la brebis et la couvrent de vers.
Oh ! c'est sublime et vrai ! cette rapide ébauche Mieux qu’un tableau fini de la nature approche. Sous ces deux types-la tout entier tu ressors , Race a faim de vautour , a l’instinct de chouette , Que nul ciel ne captive et que nul sol n’arrête , Qui vis de la voirie et qui jettes des sorts.
4e ÉDITION.
€Uti m’ont «ïirrssc î>ce tîrra.
Je le sais , au festin servi par la louange ,
Le poète pieux parfois s’oublie et change ?
Et reçoit , sur l'autel qu'il s'élève en son cœur ,
Un encens qu’il devrait renvoyer au Seigneur ,
Qui de la poésie est la source première ,
Et dont tout l’art humain n'est qu'un froid plagiaire, A celui qui jeta l’existence au néant Comme un manteau superbe au dos d un mendiant Sublime créateur du merveilleux poëme ,