LA NACELLE
Voyez cette nef dont la voile Brille d'or, de pourpre et d'azur, Glisser sur l'eau, comme l'étoile Qui traverse un ciel calme et pur.
LA NACELLE, Sans doute sur un lit de roses , Fatigué de divins plaisirs , Ange des amours, tu reposes, Bercé du souffle des zéphirs
Oh ! viens aborder dans notre île !
Les ombrages y sont si doux...
Mais, voyez, à nos vœux docile, Comme il se dirige vers nous !
Tressez des guirlandes légères, Parez votre front ingénu ; Mortel ou dieu, jeunes bergères f Qu'il soit ici le bienvenu !
Mais d'effroi mon ame est glacée. ,.
Ciel î à mon œil épouvanté Dans une barque fracassée S'offre un jeune homme ensanglanté.