‹ Poésies (volume 5)Chapitre 18 sur 63 · MES PREMIERS VERS · texte numérisé non relu

MES PREMIERS VERS

Un jour, ô jour affreux ! criminelle , abusée , Elle abolit le trône et ses antiques lois; Mais captive bientôt , sur leur tombe brisée Elle pleure ses rois.

Ce cèdre dont les cieux avaient reçu le faîte , Dont les rameaux joignaient l'un à l'autre horizon , Déplorable jouet d'une longue tempête , N'a plus qu'un rejeton.

Veille, veille sur lui , secourable Marie ! Qu'à ta voix dépouillant sa menaçante horreur, L'aube de l'avenir se montre à ma patrie Pure comme ton cœuri

Que sur nous éteignant la foudre vengeresse , L'ange de tes bontés , étoile du matin , De ses ailes d'azur protège la jeunesse Du royal orphelin !

LIVUE II.

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