MES PREMIERS VERS
Un jour, ô jour affreux ! criminelle , abusée , Elle abolit le trône et ses antiques lois; Mais captive bientôt , sur leur tombe brisée Elle pleure ses rois.
Ce cèdre dont les cieux avaient reçu le faîte , Dont les rameaux joignaient l'un à l'autre horizon , Déplorable jouet d'une longue tempête , N'a plus qu'un rejeton.
Veille, veille sur lui , secourable Marie ! Qu'à ta voix dépouillant sa menaçante horreur, L'aube de l'avenir se montre à ma patrie Pure comme ton cœuri
Que sur nous éteignant la foudre vengeresse , L'ange de tes bontés , étoile du matin , De ses ailes d'azur protège la jeunesse Du royal orphelin !
LIVUE II.