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Quoi! C3 corps, délicat amant des voluptés, Ces regards que lescieux enivrent de clartés , Ces organes si promi)ls par qui l'ame est servie Et si bien en accord dans l'hymne de la vie, Tout cela ne sera qu'un avorton du temps ,
Que la mort doit reprendre après quelques instans! Tout cela ne sera que des lambeaux putrides, Et puis des vers , et puis des ossemens arides , Que peut-ôtre en sifflant un jour le fossoyeur, De la faim du tombeau robuste pourvoyeur, Doit briser, en creusant une fosse nouvelle, Ou par un temps humide en nettoyer sa pelle ; Puis réduits en poussière enfin se résumer Par ce je ne sais quoi qu'on ne saurait nommer. Qui s* abîme, se perd au sein de la matière , Dans ce globe qui n'est qu'un plus grand cimetière; Où le pied en marchant ne peut être appuyé Sans fouler une part du genre humain broyé; Ou l'on ne peut marquer un pouce de surface Dont la mort mille fois n'ait déjà pris la place.