‹ PoésiesChapitre 15 sur 75 · A M. SIGALON. M · texte numérisé non relu

A M. SIGALON. M

Toute grandeur déchue habite ses ruines.

Le siège de celui qu*on couronna d*épines Doit être en harmonie au front découronné.

Rien n'y saurait blesser une altière disgrâce : La tombe des héros est la plus noble place Où peut venir s'asseoir un grand infortuné.

Quand la raison humaine erre en sa route sombre^ ^ . Aveugle qui tâtonne et cherche en vain dans Fombre, Bu bout de son bâton , le mur qui la conduit ; Quand ténèbres et vide habitent seuls TeSpace , Quand le doute épuisé tombe et reste â la place Où Pavaient amené le hasard et la nuit ,

Oh! Rome encor n'a point fini ses destinées :

Elle repeuplera ses nefs abandonnées.

Et les esprits verront son fanal rebriller;

Ds se retrouveront à sa lueur amie ;

Et , pour se reposer de leur longue insomnie, '

Ds redemanderont son divin oreiller.

Salut en abordant à ce sacré rivage !

A cette autre patrie il te faut rendre hommage, Sigalon ! Le Ntmois est à demi Romain :

Sa ville fut aussi la ville aux sept collines ; Dn beau soleil y luit sur de grandes ruines, EtTun de ses enfants se nommait Antonin.

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