M A UN EXILÉE
L'àntechnst Arouet est à ses derniers râles; Et Jésus, seul vivant dans ces morts générales , Une seconde fois triomphe du tombeau.
Et pour édifier sur l'Europe écroulée Au grand apostolat la France est appelée ; Le glaive de l'esprit est puissant à son bras. Le Seigneur n'a jamais frappé sa tôte altière Que pour mieux lui montrer la céleste lumière Et pour la relever du sein de la poussière, Ainsi qu'il fit à Paul au chemin de Damas.
S'il reste quelques rois dont le regard s'obstine. Qui prennent la lueur qui blanchit la colline Pour le pâle rayon de l'astre de la nuit, C'est qu'ils se sont couchés dans la plate campagne. Mais toi que la rigueur de l'exil accompagne , Que le matin surprendau haut de la montagne , Dis-leur : a Réveillez-vous, c'est le soleil qui luit ! »
Et ne te lassé point de proclamer l'aurore
Aux mortels dont les yeux ne s'ouvrent point encore.
Oh ! ce n'est pas pour rien que, calmant notre deuiU
Le ciel par un mourant fit révéler ta vie ,
Que quelque temps après , de ses enfants suivie.
Aux yeux de l'univers la nation ravie
T'éleva dans ses bras sur le bord d'un cercueil.
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onnez à Tindigent , donnez , heureux du monde I ous ÔJ;es en tout point semblables à cette onde [ui, caressant dès bords par des palmiers couverts, iavoure avec orgueil leur ombre favorable , Et s'avance pourtant d'un cours inexorable Pour se perdre dans les déserts.
Donnez , car de la mort Tinflexible fantôme Ne nous laisse emporter dans son fatal royaume
Que nos crimes et nos vertus ; Et, parmi les vertus, Taumône est la plus belle, la plus belle des fleurs dont Téclat étinceUe
Sur la couronne des élus.
^ Cette pièce de vers a été inspirée à M. Reboul par les besoins pressants des pauvres et par répuisemont des ressources âerissoetotton ds C^riitf de Ntmes. L'appel du poète fut en- Mu, et les malheureux, secourus de nouveau, purent le bénir.