L'AUMONE
Donnez , afin qu*ayànt parcouru la carrière , Vous puissiez sans gémir regarder en arrière Et trouver moins amer le moment du trépas , Afin de ne pas voir Tespérance bannie Quand vos jours passeront devant votre agonie , Que vous ne les maudissiez pas !
Donnez , afin que , môme aux terrestres demeure Le Ciel de ses bontés accompagne vos heures
Et vous rende en tout triomphants , Afin qu'en vos sillons il sème Tabondance , Et qu'il tienne les eaux de la fausse science
Loin des lèvres de vos enfants
> De rhydre des partis ThaleiQe empoisonnée «
Comme Thiver enchaîne une onde fortuné^.
Tient suspendu le cours de nos prospérités :
Des milliers de vaisseaux qui ne pouvaient suffire
La voile maintenant dérobée au zéphyre ,
Dorment dans nos ports attristés.
Hélas ! dans nos cités, naguère si splendides, Erre , les bras croisés et les regards avides ,
Une effrayante oisiveté :
Dans Tatelier désert habite le silence ; Et Ton a vu frapper la maison de Taisance
D'une soudaine pauvreté.