DÉDICACE
M» A. BS £âMâSÏIHS.
Il y avait autrefois à la porte des églises une table en pierre sur laquelle on exposait les enfants abandonnés, afin qu'ils trouvassent dans la charité des fidèles une paternité que leur refusait la nature. Les premiers jours de mon existence littéraire furent semblables à ceux de ces infortunés. Je vis longtemps passer l'indifférence devant moi; mais enfin vous parûtes , et
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la pauvre muse délaissée, réchaulTée aux rayons de votre gloire, revint à la vie et à l'espérance, et multiplia ses chants jusques à former ce volume, qui, sans vous encore, n'aurait peut-être pas vu le jour. A qui pourrais-rje en offrir la dédicace« sinon à vous, à mon illustre protecteur?