‹ PoésiesChapitre 5 sur 75 · J. REBOUL · texte numérisé non relu

J. REBOUL

Ntmes, avril 1886

A J. ttEBÔOL.

LB fiÉNIB DAM t'OlAcnilTfl.

Le souffle inspirateur qui fait de Y Ame humaine

Un instrument mélodieux Dédaigne des palais la pompe souveraine : Que sont la pourpre et l'or à qui descend à peine

Des palais rayonnants des cieuxt

Il s'abat au hasard sur Tartre solitaire ,

Sur la cabane des pasteurs , Sous le clMMiB!!^ indigent des pau^rea de la terre. Et couvre, en souridflt, un glorîetfx mystère

Dans un befceiKtf fiK^uilfé de pleurs f

4 LBOilflB

C'est Homère endormi, qa'mîe esclave sans maître

Réchaoffe de son seul amonr; C'est un enfant chassé de Tombre de son hêtre. Qui pleure les chevreaux que ses pas menaient paître,

Et qui sera Virgile un jour I

C'est Hoise flottant dans un berceau fragile

Sur Tonde , au hasard des courants.

Que réclair du Sina visite entre cent mille , Pendant qu'il fend le marDre ou quMl pétnt Targile Pour la tombe de ses tyrans.

Ainsi rinstinct caché dans la nature entière -

Mûrit pour rimmortalitè La perle au fond des mers, For au sein de la pierre. Le diamant dans l'ombre où languit sa lumière ,

La gloire dans l'obscurité;

La gloire, oiseau divin, phénix né de lui-même,

Qui vient tous les cent ans , nouveau.

Se poser sur la terre et sur un nom qu'il aime , Et qu'on y voit mourir ainsi que son emblème , Mais dont nul ne sait le berceau)

Ne t'étonne donc pas qu'un ange d'harmonie

Vienne d'en haut te réveiller.

Souviens-toi de Jacob I les songes du génie

Page 1