J. REBOUL
Ntmes, avril 1886
A J. ttEBÔOL.
LB fiÉNIB DAM t'OlAcnilTfl.
Le souffle inspirateur qui fait de Y Ame humaine
Un instrument mélodieux Dédaigne des palais la pompe souveraine : Que sont la pourpre et l'or à qui descend à peine
Des palais rayonnants des cieuxt
Il s'abat au hasard sur Tartre solitaire ,
Sur la cabane des pasteurs , Sous le clMMiB!!^ indigent des pau^rea de la terre. Et couvre, en souridflt, un glorîetfx mystère
Dans un befceiKtf fiK^uilfé de pleurs f
4 LBOilflB
C'est Homère endormi, qa'mîe esclave sans maître
Réchaoffe de son seul amonr; C'est un enfant chassé de Tombre de son hêtre. Qui pleure les chevreaux que ses pas menaient paître,
Et qui sera Virgile un jour I
C'est Hoise flottant dans un berceau fragile
Sur Tonde , au hasard des courants.
Que réclair du Sina visite entre cent mille , Pendant qu'il fend le marDre ou quMl pétnt Targile Pour la tombe de ses tyrans.
Ainsi rinstinct caché dans la nature entière -
Mûrit pour rimmortalitè La perle au fond des mers, For au sein de la pierre. Le diamant dans l'ombre où languit sa lumière ,
La gloire dans l'obscurité;
La gloire, oiseau divin, phénix né de lui-même,
Qui vient tous les cent ans , nouveau.
Se poser sur la terre et sur un nom qu'il aime , Et qu'on y voit mourir ainsi que son emblème , Mais dont nul ne sait le berceau)
Ne t'étonne donc pas qu'un ange d'harmonie
Vienne d'en haut te réveiller.
Souviens-toi de Jacob I les songes du génie