‹ PoésiesChapitre 70 sur 75 · LÀ JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

LÀ JEUNE FILLE

Oh ! dites-nous, mon père, alors que tout succombe. Si notre amour doit vivre au delà de la tombe? Si son chaste lien, en passant par la mort, Allait en d'autres lieux se renouer plus fort. Je verrais le trépas avec indifférence.

Mon ciel sera toujours où sera sa présence ; Ce monde môme, hélas ! maudit, défiguré, M'était presque avec lui le séjour éthéré.

Tout ce que la nature avait dans son naufrage Perdu de voluptés était sur son visage ; Son aspect me rendait l'azur du firmament. Tout ce que la campagne avait d'enchantement. Les parfums qu'à la fleur le vent du soir dérobe, La nuit silencieuse aux approches de l'aube, Le bruit harmonieux qui, s'élevant des bois»

no LE DEBmar jour.

Semble aux rêves de Tâme accorder ane yqiz.

Mon âme, loin de lui de force dépourvue.

Ne pouvait respirer ni vivre qu'à sa vue; Et mes jours se liaient heureux à son destin. Ainsi que la {ralcbeur aux heures du matin, La verdure au vallon, Tincamat à la rose.

Et le mystère avec toute divine chose.

Ah ! de tous les bienfaits que je reçus des cieux, Cest celui que mon âme avait senti le mieux ; Et je mêlais toujours son nom à ma prière Quand je me prosternais devant le sanctuaire... Tant de bonté. Seigneur, m'avait fait croire en toi. Mon amour fortuné croissait avec ma foi ; Et je disais : Le Dieu qui m*est si favorable Entre les autres dieux est le seul véritable ; Et je m'applaudissais que ton culte, en ces lieux, Eût à jamais détruit Terreur de mes aïeux ; Et voilà maintenant jque ta main me délaisse... Mais, ô mon Dieu, pardon! pardon à ma faiblesse l Si, pleine du bonheur que tu me fis sentir, Je no saurais plus haut élever mon désir !

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