X.X1I INTRODUCTION
tu es; tu ne pèses qu'à ton joli cou. Je ne la hais pas,
l'inclinaison de ta petite tête; sous plus charmant fardeau jamais nuque ne s'est ployée, « Comme BreugheJ , au génie infernal et nébuleux, trouble de ses visions nos regards éblouis; comme D tirer met le désordre dans nos cerveaux avec ses images apocalyptiques, hommes et fantaisies en même temps; comme un poète qui nous chante avec puissance les Sphinx, les Sirènes et les Centaures, éveille la curiosité dans notre oreille; comme un songe émeut l'homme inquiet qui croit marcher en avant pour saisir quelque chose lorsque tout flotte dans la confusion; ainsi Bettine, tortillant ses jolis membres, nous embrouille l'esprit ; mais bientôt le plaisir succède au trouble, quand elle se remet a fouler le sol.
« Je vois avec tant de plaisir tout ce que tu fais! mais ce que j'aime surtout, c'est lorsque ton père te lance d'un main agile au-dessus de toi-même. Tu te renverses dans ton élan; et après ce saut mortel, tu te redresses comme si de rien n'était, c Bientôt chaque visage se déride; les sillons du travail, du souci et de la pauvreté s'effacent: on croirait voir des gens heureux. Le marin s'amollit et te frappe sur la joue; la bourse s'ouvre pour toi, chichement à la vérité, mais enfin elle s'ouvre; et l'habitant de Venise déploie son manteau et te donne, comme si tu demandais au nom des miracles de saint Antoine, des cinq plaies du Seigneur, du cœur de la bienheureuse Sainte-Vierge, au nom du supplice de feu qui purge les âmes. Chaque petit, le mousse, le bossu, le mendiant, se presse à