‹ PoésiesChapitre 170 sur 225 · CINQUIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE

Le païen décorait des images de la vie les sarcophages et les urnes : les Faunes dansent autour et se groupent en rondes avec le chœur des bacchantes ; le joufflu aux pieds de chèvre tire un son aigre et sauvage de sa trompe retentissante ; les cymbales , les tambours résonnent ; nous voyons, nous entendons le marbre. Oiseaux qui voltigez, comme ce fruit a bon goût pour votre bec ! Nul bruit ne vous effarouche, nul bruit n'effarouche l'Amour qui, dans la mêlée variée, joue avec son flambeau. Ainsi la plénitude triomphe de la mort , et la cendre au dedans parait, en sa muette enceinte, jouir encore de la vie. Que cette volute décorée par lui de tous les trésors de la vie entoure ainsi plus tard le sarcophage du poëte !

A peine je voyais briller le soleil au ciel bleu et le lierre pendre en couronnes de la montagne, à peine je voyais le vigneron matinal lier le pampre au peuplier, un vent tiède souffla vers moi au-dessus du berceau de Virgile; aussitôt les Muses vinrent se joindre a leur ami et nous eûmes un entretien interrompu comme on les aime en cheminant

EPIGBAMMES.

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