‹ PoésiesChapitre 195 sur 225 · P A M) OISE · texte numérisé non relu

P A M) OISE

La mort !

PBOMETHÉE.

Sentir dans le plus profond, dans le plus intime de son être, sentir avec épouvante tous les trésors d'émotions que la joie et la douleur ont jamais répandus sur nous ! — Ton cœur se gonfle dans le paroxysme et cherche à se soulager par les larmes , et son ardeur s'accroît ; tout s'émeut , tressaille et vibre autour de toi, tu perds l'usage de tes sens , tu te vois défaillir, tu tombes, la nuit partout se fait profonde, et toi, dans un sentiment de plus en plus intime, tu t'empares d'un monde : alors meurt l'homme !

PROMET H EE. 281

PANDORE , l'cmbraisaiil.

() père, mourons!

Pas encore

Et après la mort?

PROMETHEE.

PANDORE

PROMETHEE.

Lorsque tout — désir et joie et douleur — a trouvé sa résolution dans la fougue de la jouissance, puis s'est endormi pour se refaire en un sommeil de volupté, alors tu reviens à la vie, tu renais pour craindre de nouveau , pour espérer, pour désirer.

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