‹ PoésiesChapitre 51 sur 225 · PLAINTE DE PATRE · texte numérisé non relu

PLAINTE DE PATRE

La-haut, sur la montagne, je me tiens bien souvent penché sur mon bâton, et je regarde en bas dans la vallée.

Puis je suis mon troupeau qui va paissant ; mon chien le garde, et me voila arrivé en bas sans savoir moi-même comment.

Là , de belles fleurs la prairie entière est couverte. Je les cueille sans savoir à qui je dois les donner.

Tandis que j'essuie sous un arbre la pluie , l'orage et la tempête , la porte la-bas reste fermée ; hélas ! tout est un rêve !

Sur la maison, un arc-en-ciel se penche; mais elle, elle s'en est allée bien loin dans le pays.

Bien loin dans le pays, et plus loin encore, peut-être au delà de la mer. Passez, brebis, passez, le pâtre est si chagrin î

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