‹ Poésies légèresChapitre 113 sur 132 · ALCIBIADE, ZEUXIS · texte numérisé non relu

ALCIBIADE, ZEUXIS

ALCIBIABE.

Puiâ-je espérer enfin qu'à mes vœux moins contraire , Et sensible aux honneurs qu'il reçoit parmi nous,

Zeuxis, devenu moins sévère, Laisse par mes bienfaits désarmer son courroux j A mes désirs consent-il à se rendre ?

2ECXIS, avec colère.

Qui? moi!... Pour feu ôter l'espoir.

Si ton audace osait le concevoir,

Je réduirais ma main en cendre j J'en atteste ici tous les dieux.

Non, jamais mon pinceau sublime, Des traits d'un jeune audacieux Ne souillera la toile que j'anime.

Mais après tout que t'importe en effet

Mon art rival de la nature ;

Timon (i) pour la race future

A déjà tracé ton portrait.

ALCIBIADE

Ne pousse pas plus loin ta ridicule audace ;

(i) Timon, le misantbrope, avait dit d'Alcibiade CDfaot , qu'il voyait en lui le deslructeur et le fléau de sa patrie.

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