‹ Poésies légèresChapitre 74 sur 132 · AU BORD DE LA MER · texte numérisé non relu

AU BORD DE LA MER

B O il A K C E .

Je te salue , ô rive de Neptune !

Où Zélia vient en ce jour Redemander à Taveugle fortune L'objet du plus ardent amour.

Rocher , dont j'occupe le faîte.

Hâte l'instant de mon bonheur, Et sur les flots émus que domine ta tète Que mes yeux puissent voir aussi loin que mou cœur.

Mais dans mon sein quelle terreur subite

Remplace un espoir enchanteur ?

Le ciel pâlit, la mer gronde et s'irrite Sous l'efiPort des vents eu fureur.

O toi que menace l'orage, Zélia partage ton sort :

Aujourd'hui par Famour unis sur ce rivage , Ou demain sous les flots réunis dans la mort.

Ah, je renais : sur la plaine liquide

J'aperçois le vaisseau chéri j Gantre les coups de l'élément perfide Dans le port il trouve un abri J'ai reconnu dans la nacelle L'objet de mes tendres ardeurs :

Il me cherche à son tour , il me voit ,il m'appelle.... Il approche, je tremble , il m'embrasse ... je meurs.

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