‹ PoésiesChapitre 105 sur 107 · LIVRE m. 3ii · texte numérisé non relu

LIVRE m. 3ii

Les pleurs , de ton bonheur commenoent là camère; Us produiront bientôt des plaisirs plus nouyeauz , Tels , précèdent les fruits et les jours les plus beaux, La rosëe et l'ëdat de l'aube printanière. ] Heureuse , ^ possède un bonheur aussi sur :

Heureuse , qui mërite un plaisir aussi pur 1

LA MÈRE

Tel iju'un plancher mobile est l'Age inévitable ; Il s'ëcroule sous nous ^ on ne l'arrête pas ; Nous pouvons le saisir sans arrêter ses pas ^ Mais par le seul moyen du bonheur véritable* Ce ]our est le premier des plaisirs vertueux % Je te prédis encor des momens plus heureux*

i'epousb

O ma mère ^ ma mère , un )Our plus désirable Jamais ne brillera sur ton heureux enfisoit ; Le riant avenir d'un tel enchantement Ne peut m'ofi&ir encor l'exemple mémorable.

L'instant qui réunit et l'hymen et l'amour.

De nos jours fortunés est le plus heureux jour»

LA HÈRE

Ah I <juand tu sentiras tréssaiUir tout ton être, Dis : ne vfrras-tn pas s'embellir ton destin ? Lorsque ton premier né germera dans ton sein , Avec quelle chaleur voudras-tu le connaître?

Soudain tu sentiras tes désirs agrandis :

Ton bonheur t'offirira deux bonheurs réunis*

3ifl POÉSIES.

Combied , alors , combien à ton ame contente! , Ajoutera Poi^iueil de ton ëpoox heureux ; , . Quand il verra lescj^iieds ralenib à $e$ yeux », . Et sous ton sein grossi/ ta démardie pesante* .

l'epottsk

O ma mère » ma ^nère^ un bonheur aussi doux M'est-il donc assuré ? me le promettez-vous ?

Il reviendra plus beau ce jour de jouissance , Ce jour d'un autre hjmen et des, saintes terreurs > Où la joie et les maux réittiîroiU leurs |d.eurs , Qoand un être nouveau te devra l'eadstenoe.

Celle de ton ^oox et la tienne- en ce jour y Se tripleront ainsi par ce gage d'amour.

Jeune épouse quittez lu couche miptiale > A reparaître au monde il faut vous préparer; Vos omemens sont- prêts > et nos mains vont poser Sur vos jeunes attraits la robe <:onjugale»

Elle descend pareille au sdleil, radieux ; Les parfums et les flemv paraissent k nos jeut..

Que sa beauté pour nous maintenant se dévoile.. Mais son diarine secret sur nous se faît sentir t I>es caresses de l'air sachons la garantir ; Autour d'elle âevons ce magnîfic[ue voile.

Entourons ses appas d'un util respect , LeVegard le plus pur se trouble it lenr aspeet#

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