LIVRE L
Hèlas ! de notre esprit rincoiuëquenGe extrême Est , et fut constamment t la cause de nos tnaux : Pourquoi ces chevaliers, nobles , ou patriciens ? Quand les seuls magisti'ats sout les ttobles réels*
Tomberons-nous toujours dans les mêmes erreurs ? L'exemple du passe sera*t-il toujom'S nul ?
Tels ont voit les enfans retenir vainement Des préceptes cpi'en vain ils redisent toujours»
Rome I qui t'assura le sceptre universel ?
Fut-ce donc ta valem* » tes exploits , ton savoir ? Non , non , cai* tes héros sont dans la nuit profonde , Et tu règnes encor sur cent peuples divers.
Le sceptre s'échappait de ta main souveraine En dépit de la force et des Dieux fabuleux , Alors que l'Étemel daigna le relever , L'aca'oitre , l'embellir » l'affermir à jamais.
Sur ta profane gloire il établit sa loi »
Sa loi qui pouvait seule épwer ton empire , Et du sein des excès des mortelles grandeurs , Te créer pour toujom^s la reine des cités.
Ces trésors d'un moment , la gloire , le pouvoir, Que sout-ils en effet que de courtes erreurs ? La vertu véritable et notre Créateur , Qui ne peuvent finir , sont les seuls biens réels.
4d POÉSIES,
Voyageurs » ^i cbeichez sous un ciel ëtraoger Des plaisirs inconnus , on d'autres volupté ; Jeunes gens , de la vie et du monde amoureux , Fuyez l'aspect de Rome , il est trop fort pour vous.
Prëfërez les vei^ers de l'aimable Etituîe , Où de riants coteaux enchantent les regards ; Ou cette autre Tempe , «jue l'Amo fertilise , Inspire des plaisirs le besoin et l'amour.
Il faut une ame forte , il faut avoir sou£Eert » Pour se plaire en ces murs pleins de grands souvenirs : Ici l'antiquité repose tout entière »
Et ses vieux monumens la racontent encore.
Mais venez , approchez , êtres infortunes , O vous y pour qui le jour est nn poids douloureux ; Observez des méchans la puissance outragée Et des mâles vertus les honneurs immortels »
Puisque notre existence , hélas 1 n'est qu'un passage , Et qu'on voit le mcatel » comme on voit dans les airs Briller en s'échappant l'électrique vapeur , Glissons sur notre route » et n'aspirons qu'au port 1 1 1
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