UVRE I
Ou «oi« ^n» I surdiargeani; de «pklidear l'atmoiphère ;
11 verse h son midi êeê rayoo0 emborAià; Où qu'il s'abaisse alors qu'il achève son tmir Plus faible et dépouillé qu'il c'était au macîa* Sa démarche plus grave et ses obliques feux Annoncent ses regfets » alors qu'il nous délaisse ; £t dès que lliorison l'absorbe à nos regards ^
Il tourne encôr vers nous soo disque langnissaut.
Que do fois datis la nuit y à Pookbre de son Voile , J'écoutai , dans l'extase , assis sur le rivage , Le murmure plaintif de la brise du soir »
Se perdant sur les flots à peine soulevés I Pendant que dans les airs le disque de la lutie ^ A moitié recouvert par ub épais niittge p De TauU'e , reluisait sur l'uKur vif des cieux ^ Et semblait Atk Trés^haut l'oeil entr'onvert sur nonsi
Plus sim^e , mais plus (otte » alors que ]ewM encore Mon ame conservait sa pureté première ^ Je croyais en mon Dieu sans doiite et sans réserve ; Et lorsque de mes jours j'atteignis le zénith ^ Mon esprit étonné d'un mystère étemel , Surpris et combattu par l'humaine raison »
Fut quelquefois frappé » quelquefois fatigué , Par les doute» oruek d'ttne ftusse 4tiffisse.
Mais , lorscpe da voyage on aperçoit le tenue. Des feux ëblouiMans ne nous ^;arent plus , Sur nos jours ëooolës repliant nos regards , Nous voyons en pitië tant de soins inutiles* Combien de notre soir le grave Gr^puscule * DifEere de œloi qui précédait PAurorel L'un s'avançait gatment en dissipant les ombres p Mais l'autre nous reprend tristes et fatigoës.
Gxnment nier alm les erreurs de nos sens ?
La seule vérité nous aocompagne an port ^ Et l'amonr , où plntAt le besoin dn repos , Est le seul vif désir de l'homme k son déclin. Tels qu'un coureur vaincu dans sa course inutile , Ou comme un voyageur qui n'a rien découvert»
Nous revenons lassés et nous plaignant à tort D'une peine inutile et iausse dans son but*
Je fus épris aussi des jenk sanglans de Mars , Quand mon sang bouillonnait de jeunesse et d'ardeur ; J'entrai dans la carrière avec un vtf transport. Novice , je croyais la vertn véritable , La douce humanité leur principe et leur buil Comment s'imaginer que le monde applaudit k des jeux dégoAtans de larmes et de sang »
A des laurier» tnnpés dans les débris humains?
la UVREL
Di$ mon premier coiobal , dès l'âge le plus tenàte, Je me vis obligé de haïr mon semblable , Mais prêt h l'immoler comme k tomber sous lui , La sw:prise et l'iiorremr me rendirent muet , Alors les Aîpeaux qui cachaient les cadavres Disparurent soudain , et mon ccenr soulevé S'indigna de fureurs plus encor puëriles Qu'elles ne sont « ensemble , horribles , d^&tantesl
Détournant mes regards de ces jeux h De l'occupatipn \e goûtai les attraits; Les sciences , les arts , excitaient mon ardeur $ Mais je revins bientôt triste , désenchanté* C'est en vain. que Newton » Descartes,. Galilée , Découvrirent les lob de la terre et des cieux» Ils n'ont pu découvrir nulle cause première : Dieu mit à notre esprit un terme infranchissable*
L'histmre vainement voulut me consoler De ces déceptions souvent renouvelées ; Elle offirit rarement à mes yeux affligés^ Le spectacle si doux de la vertu parfiute ; Un héros véritable , exempt de tout défaut , Exempt , surtout , exonpt du sang de ses semblables. Des siècles écoulés déployant les annales »
Je lus vingt noms à peine à travers tous les âges!
POÉSIES. i3
Lasse d'un long eflbrt » cotistammènt Inutile , Sans espoir de bonheur et même de repos »
Le d&ouragement s'emparait de mon ame»
Alors que de l'amour la voix douce et flatteuse Attira mes regards et fit frëmir mon cœur De ce frëmisseuient qu'excite en nous l'espoir Du plaisir véritable et du boulieiff parfait » Dont Dieu mit dans notre ame et le go&t et l'attente.
Si cette douce eivenr fut pour moi la dernière ,
Elle fut, à la fuis , plus courte et plus trompeuse
Mais quelle voix , soadaiu ^ arrête mes transports ? Quels accents inconnus pénètrent dans mon ame , Et flattent ma douleur d'un secours assure ?
Ecoutons , écoutons. J'ai va dans le feuillage Se glisser comme l'ombre , uu objet enchanteur; Sa voix i sa douce' voix y s'iflève auprès de mot*
R D'où viennent tes regrets et tes plaintes amères ? a Ces yeux lasses , rougia , par une longue attente ? ce Ton cœur n'est point trompé par ce besoin d'aimer , ce Qui sans objet l'agite et l'oppresse et l'enflamme; ce Je vais te découvrir le véritable amour , ex Que tu cherchas aux lieux qu'il n'habita jamais. « Que ton cœur v<de à lui comme durant l'orage a Ton œil vole aux* clartés du del qui s'éclaircitv
i4 LIYBE I.
et Adore les attrftits qui ne p^euveat changer» ce Dont le charme inefiiaUle est pour tous accessible » ce Eux seuls forent le but de tes constans dësirs ^ ce L'idéale beauté de ton avide enfance »
ce Les délices des sens » mais des sem épurés» ce Et ce que tu cherchas longtemps aveuglément, ce Quand , trompé par les traits d'une laible m<>rtelle , ce Tu lui vouais ton sort , et ton loœur éperdu.
ce Seul amour » et seul bien » seul principe de tpuit« cr II suffit à la vie 9 il suffit au bonheur ; ce Et semblable au rayon qui dissipe la. nue » < ce 'L'épure et l'incorpore à la voftte azurée , • ce II maîtrise là mort et l'absorbe h jamaîa. ? ce Par lui , notre existence est une mélodie . ce Parfaite qui s'élève et monte jusqu'aux cieux »a Sans autre changement qu'un surcroit de délices»
Alors de cette voix cessa la mélodie.
En laissant api'ès elle un murmure léger , Semblable aux doux accords de la harpe d'Ecde , ^Que l'air soupire encore alors qu'ils ont cessé. Je marche sur les pas de cette ombre divine.... J'arrive. ••• elle s'éloigne et s'élève à mes yeux , Puis s'an*ète et découvre^, en déployant son voile, L'image de Maiîè » 6a Marie elle même.