‹ PoésiesChapitre 33 sur 107 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Je pj^ft ^iiJLsét î^ svÔB. V06 traces , Mais la goutte pesant sur moi.

Mes regards seuls sont avec vous, £t mon cœur les deva&ce encore.

Auprès des murs je vous rejoins^ Content alors et rassuré.

Je revois mon toit solitaire, S'il peut l'être avec votre image.

Àvs <]iii,Si®si(tsi&Àvavm9«

tie méprise les maux , la vile calomnie , L'honorable dédain des flatteurs d'autrefois ; Le brave est généreux t tendre après la victoire , Il sait ce qu'elle cc&te aux guemers valeureux ; Mais le lâche , tout fier de la gloire d'autnii , N'est jamais assuré d'un succès qui l'étonné; La vieillesse et les maux ne lui suffisent pas ; Jamais son ennemi n'est assez abattu.

Ainsi l'âne de Phèdre insulte au fier lion Que l'âge et les combats ont mis hors de défense ; Ainsi » lorsque la vie abandonne le fort , D'insectes son cadavre est promptement couvert. Un flatteur avili par un maître expii'é « Qu'il caressait tant6t par son humble sourire , L'insulte lâchement et foule aux pieds son corps : Mais croyant s'illustrer ^ il prouve sa bassesse.

LIVBE L loi

Ést-il donc des mortels aux maux tnaooetsibles? fïon ; craignes , fottxaiés ; câlinez-vous , malheureux ; Riches , pauvres , puissants » monar^pies ou héros , Tous sont diversement k souffrir condamnés.

Que de soins » de travaux » dé peines pour César I Pour l'heureux Alexandre et le riche Crésus I La fatigue et ta mort les ont-ils épargnés ?

Le trftne » le pouvmr les ont-ils garantis?

Quattd la vie a pour totis ies maux inévitables , Et que notre chemin de ronces est couvert , Devons-nous ajouter, encore à nos malheui's?

Quand la mort est toujours en marche pour nous joindre » Devopsrnous la hâter par les hideux con^bat»

Et par l'inimitié? l'amour , rhûmanité Sont des plaisirs parfaits ; pourquoi chercher ailleurs Uae gloire si fausse Ift à^9 plaisirs trompeur^^?

Ah 1 lorsque }a fortune ciixcitant mo«i «rdeur : SoUiciuit mçs; yç^vjM. , SÂoiplQS et moiiçcés ». : Mes sentions 4'Alor9 éfui^X ceuxid'mujourd'hai. La vengeance jamais n'eut de charmes pour moi. Mon être: tout^aniier fiémissaît de plaiàr »

Si je p9li9i!aî« tarifflbs. |^wf d'un enhemi : Honorer rinfortone ai JiB tendre 'lés bns ,

Aimer et pardonner soottduuodBur les délices.

«ik,V

X hérèse , vous avez une grâce touchante Et les traits âëïicats de Palmablé Cjrpris ; Hébë jadis avait votre taille en partage.

Et vous avez encor sa démarche et son àîr. '

Que j'aime votre accent , Véu^ voîx argentine f ' Et ces yeux velôûtrfs qui n'orit rifen de mortel I " *- " Maîi' Votre'ëcfeirr , Thérèse , aH! votre cœtir est-il Digne de' Vos attraits'» digtie d'an pur amdttr ? '

De nombreux courtisans vous entourent sans cesse » L'on critî^e «tiVens edx wftié obDgeafnce extrèlnet Et moi qui voaS'»dbiiB*e eti \^ià cfa^ldièr; '' ' ' Je prends votre. dacntfe . !. i (ft'dMite)é«péÀdiait I

Ah t pourq^oLi!M^ de sbmii^i'dé peiMeB ^d'aHMbes , Quand poui* vousiainatuns est pçod^iied'âiMlItti?'^: - ' Lorsque Florç ;an priiiteflÉsiendikiktefnoé câi»pag0es ' Elle brilk-Mii^ tt'fr/et'ickaiiiieîna^jpMitiges^ i '

WftJL I. io3

XJuoi t v^s teg$^ si dcHix.qoi portent jusqu'à Pâme L'espëraaee àe fLaire^t le l^etfoin d'aimer » Ces regarcb eticliafiteurs , Thërèse , devraient-ils Etre par VOUS , aiost > eliaqae {onr prodigués I

Et ce ûQQxht encore p& briUe tant de charme , Où ï'amom- semble) unir ses* appas les plus doux , Thërè$e , devrak«tl el^trV>t^rrîr ses trésors Aux profanes drfsii^ des Vulgaires amans ? *

La beauté trop souvent a besoin d'une cour ; Elle aime à s'entourer de mille adorateurs :

Il est doux de régner » de se voir courtisée , Et d'abaisser l'orgueil d'un peuple de rivales.

Mais » Thérèse , il existe un bonheur plus parfait , Un plaisir plus solide » un triomphe plus beau : Seriez-vous insensible au point de l'ignorer ? Le bonheur véritable est celm d'être aimé ,

Régnez sur mille cœurs , augmentez vos conquêtes , Si des jeux puérils » une foule bruyante ^ Peuvent réellement charmer votre journée ; Mais qu'un seul , en effet » obtienne voti*e amom*.

En vain vous assurez que vous êtes sincère , Qu'une constante ardeur est votre loi secrète , 11 faudrait , pour vous croire , ignorer vos amans » Votre folâtre humeur , le pouvoir de vos charmes.

io4 POÉSOBSé

 votre aiir pi-év^nant œallieliFpux ^i se fie 1 Vainement vo^ discours eodkanteot cl ms^ureiit « . Un sourine railleuir;» des yeux remplis de flamme» Portent le. noir sonpçoa jusqiKes.^n foa4 d» coeur •-«

 vos v^its dangereux comment doi^ édiApper?

Fuir ... ue plus vous revoir , et ne plus vous entendre».. Mais , hâas t quelque, loin qu'on pi^rle sa blessure « A quoi sert de s'^nfu^r quand le cqwp ftstpoirtié U

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