LIVRE II. iti
De ton époux et de la France Fonde le bonheur aujouidliui ; Notre double reconnaissance Te rend aussi grande ^e lui i
Puisse la France glorieuse Rendue aux paisibles travaux Te devoir la carrière heureuse De l'innocence et du repos.
Des princes le plus héroïque , Le plus vaillant » le plus français , Puisse le vœu philosophique^ Par toi s'accomplir k jamais f
Dans la gaieté , dans l'abondance Je vois alors nos campagnards ; Je vois , plein de reconnaissance »
Danser^ chanter , jusqu'aux vieillards I
Je vois dans toutes nos chaumières D'Âlcide et toi les traits chéris , Loués , bénis , par les vieux pères »
Adorés par les jeunes fils ,
Et dans chaque foyer rustique Ce palladium bienfaisant De la félicité publique , Etre la preuve et le garant.
Vais
POÉSIESN L'étranger d^an si long pretti||ie »
Dira surpris de vos succès : ^
ce D'Aldde le plus grand prodige « Est Theoreai destin des Français, m
sa iDAiPiiiftVa
xje ciel est pur , la mer tranqiûlle « L'air se balance sur les eaux ; De mon vaisseau la voile agile S'âève au gcé des matelots i
Mon cœur palpitant d'allégresse »
Du dëpart hâtait le sigual . • . • .
Mais il se brise de tristesse En touchant «n moment fatal I
Déjà mon Iramide paupière Se trouble eu quittant mon pays ; Dans une rêverie entière Je vois , l'appelle mes amis I
Ma sœur , mon aimable Pauline^ Sur le rivage suit mes pas ; Je vois ma sévère cousine Me tendre ses modesttis bras i
Adîeu , rives de la patrie ^ Qui protégeâtes mon berceau ; Adieu ma mère , adieu Marie , Je crois voguer vers le tcHnbeau 1
L'absence est un supplice horrible , Qui nous dëchire lentement; Le trëpas même est moins pénible , U ne nous frappe qu'un instant I
Mais déjà ma vue incertaine »
Se trouble au bord abandonné , Je ne distingue qu'avec peine Le continent où je suis né I
En vain j'espère voir eùcore Le signal desi trustes adieux ; L'horizon qui se décolore , S'unit au voile épais des cieux. ,
Le doux zéphir de ma patrie Comme naguère ne vient plus »
De l'air qu'a respii'é Marie»
Raffiratchh* mes sens abattus.
Tout ^isparatt • « • • le crépuscule , A passé dans la Srombre nuit ; Et devant nous la mer recule , Et cède au vêtit qui nous poursuite