LIVRE 11/ i
Ahl n'importe, touchons au monde îmagûmjre Que mon ame brûlante implora si long-tems ?
La Tie à mes jeux seuls cesse d'être un mystère , J'en vais connaître enCn les vrais contentemensl
A cet espoir si doux quelle flamme nouvelle Presse mes pas tardifs , ranime mes esprits... • Je perce avec effort la foi^t qui chancelle , Ma maia touche à des murs modestes et vieillis 1
Je vais être à l'abri de l'humaine vengeance I Je pressens le plaisir , le bonheur , le repos..«« Oui » ]e sens qu'en ces lieux est la vraie existence.,* La porte s'ouvre..,, entrons..., quoi! ce sont des tombeauxl
Quel horrible rëveil , quelle douleur soudaine I Mon sang et mes désirs sont à la fois glacés; Voilà donc tout le fruit de ma course lointaine^ Voilà le résultat de mes vœux insensés I
Mais quoi I sur le revers de la roche fatale » Qui m'apparalt soudain?.. C'est un spectre hideux 9 Effrayant , décharné » couvert d'un linge pâle , Il agite une faulx sous ses doigts monstrueux 1
Ses yeux , creux » éraillés brillent d'un feu terrible y Ses ailes sans couleur vont bourdonnant toujom's ; Et sans cesse en tous lieux dans sa course invisible. Il frappe les mortels et moissonne les jours t