‹ PoésiesChapitre 5 sur 107 · LIVRE L · texte numérisé non relu

LIVRE L

Je t'implore au milieu jdç la unit redoutable , Alors qu'wi voilç ëpais s'abaisse autour de moi ; Je t'implore au moment où l'aurore fidèle Vient rendre l'univers à mes sens enchantés.

Les ténèbres en vain se forment entre nous , L'orage vaineinent fr^pe^t trouble m«s sens.

Même l'obscurité me prouve ta présence ; Si l'air est en courroux » c'est pour mieux l'annoncer.

J'eus vecomn à toi seul d^ns mes longues traverses , Dans l'humaine grandeur )ç n'a4orai qiietoi, . Ah 1 tends-moi dcnc toujours une .main 9<^oui:a|>le , Et des noi|9 attentats dajgn^ x^q pn^i^rv^r. . Est-il quelque malheur; ^pielqiAe amèrc^.fouSraoce » Qui devant ton pouvoir i^ei s'^ffaçe k Tinstant , Comme on voit Jc^ fîun^ft où la yape^r légè^Q Se dissoudre à l'aspect dp ri^deiiquilon ? ^

Prends^oQu>i donc sous ta garde alor« que; ma paupière S'abaisse fatiguée et nie. livre & la naît p Ou lorsque le repoa la ranime et l'eixtr'ouvre. . Au jour qui reparaît scintillant d^ spWdeuf .. Ne m'abandonne point q^i^ind .1^ pàil s'9ppi:oche , Ne m'abandonne point, n'il grqnd/ei inaperçu , Que ton nom ^ top, laÛM ^^ « *Q^^ ^ constunte égide Où viennent se biw^r Hm» les traitf çtii^çmis^

Profondémeut soiimis » prosterné dftiis ton téinple , jQrgueilleux d'abaisser devant toi ma fiertë i ''.' [ " Mon nëant s'agrandtt & tes pieds confondu :

Frêle » je me sens fort en m'appuyant k toi , Dans la force et l'ardeur de mon cœur fêùétté Je te demande , 6 Dieu , de préserver mon être . " D'une fin condamnable indigne de ion fils »

£t du làdie poiéon et du fier assassin.

Conserve-moi longtemps celle à qui je dois l'être : Protège les parens que ta boute me laisse :

Accorde leur salut & ceux <[Ue j'ai pei^us.

Je te prie et t'impkn^ , A mon Diçù , pour mer fils , Donne leur le courage et surtout la sagesse De ne chercher qu'en toi les biens et le bonheur: Qu'ils puissent, profiter dé mes maux « de mes fautes , £t rester vertueux en dëpit des ^rvers*

Seigneur , que la vertu » la pa!& » les bonnes mœurs » La paix » la douce paix , cet ange tutâaire.

£fennis sur la terre , assurent à jamais Le règne de tes lois et la fin de nos maux.»

Protège tes enfans quels que soiôit leur pajs , Leur couleur » leur état et leur intdligence , Mais protège avant tout cette Friance si chère , Où je reçus le jour , où narrent mes fils.

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