LIVRE U. it
Noo pas cette nature ^ astucieux problème , Arme de Pimpiëtë » froide combinaison »
Mais cette intelligence infinie et suprême
Qui touche ma raison. ; ,
Qui peut sur les débris du monde sans mQdèle » Bâtir cent univers plus grands et plus parfaits » Mais qui veille sur nous et toujours nous appelle
Par d'incessans bienfaits I
Alil pourquoi ton flambeau brillant sur l'atmosphère De célestes rayons et d^ concerts nombreux ,. »
Daigne-t-il prodiguer sa divine lumière A nos crimes hideux ? .
Peut-être en ce moment la timide innocence Succombe sous les coups d'un perfide assassin , Tandis que sans courroux » tu laisser la vengeance  l'avenir lointain I
Aux portes des festins tu vois peut-êtie encore Le riche dispersant mille mets superflus , £t le pauvre a£Eamé » que le besoin dévore »
Tomber sous des refus i
Quand les mortels ici reposent sans alarmes i^ Helas I combien ailleurs s'apprêtent au combat , Ou sur le dur clievet , déjà rêvent aux charmes Du noble assassinat 1
i6o POÉSIES.
Que je t'aime à cette heure aux bornes de Fombrage Animant la nature et la nuit à la fms i J'entends sous ton ëclat» le zephir, le feuillage^ Unir leurs faibles voix»
Combien en ce moment d'ames adolescentes Exhalent sans témoins mille soupirs forces I Et cherchent les motifs de leurs flammes naissantes Qui s'annoncent assez 1
Hâa^ ! en cet instant, au sein de ma patrie , Combien vois-tu de cœm*s qu'amour sait embraser Br&ler de ce besoin » de ce surcroit de vie
Qu'on ne peut apaiser !
L'amaute au rendez-vous arrivant seule enc<M:e , Implore ton ëclat, tremblante au moindre bruit... Et bientôt retrouvant le guide qu'elle adore Sans crainte elle te fuit !
L'ëpouse , de l'autel aujourd'hui ramcnëe , Redoute ta clarté fatale à sa pudeur ?
Mais t'arrèunt au seuil du lit de Vhjmenée Tu voiles sou bonheur I
Ah i dans mon existence an malheur alliée , Pourquoi donc m'ëdairer toujoivs seul et souffrant? .Viens me vévoir aux lieux où mon ame est liée ' Tendre et reconnaissant i