‹ PoésiesChapitre 51 sur 107 · LIVRE n. i6i · texte numérisé non relu

LIVRE n. i6i

Je vab , en attendant « tous mon toit solitaire « Rêver aux bords lointains où je souffre le plus I Piiissè-je y voir un jour ta constante lumière Et mes amis perdus t

Avs ssaipsa3«

Videt ima sumtnis

Mutare et insignia atténuât Deus

Obscura promens,

HoR.

JLicoutons dans sa rage îafâme

La VOIX dii crîme et du d^pît :

ce SI ton Dieu se montre à ton ame ,

ce Rien ne le prouve à mon esprit :

cr Gomment faut-il que j'imagine

ce Un créateur dont Porigine ,

ce Gomme la fin n*ont point de bordsf

(c Avant de croire un tel prodige

c« Je croirai celui qui n'exige

ce De moi que de mortels efforts I

ce La destruction est certaine , ce Rien ne suit mon dernier regard , •c L'éternitë n'est point humaine , « Le retour ressemble au départ I ce Eh i pouiTait-elle être immortelle

UVftE IL i63

ce Une exitfteacis sans modèle , ce Sans nul paa»^ t sans souvenir ?

<t Celui qui me fera connaître ce Ce que j'ëtaîs avant de nature ; .

ce Me verra croire à l'avenir.

ce Pourquoi ton. rédempteur suprême ce Â-t-il tarde quatre mille ans?

« Le juif ^ le grec , le romain même ce N'etaient-ils donc pas ses enfans ?

ce Ah 1 de sa présence mortelle oc Et d'une mort aussi cruelle ce Quels ont été les résultats ?

ce Pour nous pourquoi ne plus .renaître ; ce Porquoi nous laisse- t-on çommettr^e ce Toujours les mimes attentat^ ?

a L'évangile esit Tidolatrie c» Dont les. s^nes sont m^ clioisis ; ce Une croix. gage d'infl^nie ce Des ossemçns vils et pomrri? !..

a Ta religion est la ohaine ù Par laquelle le fprt entraîne , ce Le plus faible k son char, pompeupc ^ ce Par elle on nc^tf vendiVespéraupe.» <, ce Mais on nous prend la louissance. . ., CI El tous les«,^oy4ps d'être heurpuatjl »

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Ainsi dans son extravi^tce , De Dieu , l'ingrat blasphémateur , Décide avec l'intelligence Qu'il reçut de son crëateur 1 .

Sa folle audace a'iminelle Juge l'existence éternelle Dans l'existence d'un moment !

Et son aveuglement extrême Rejette le pouvoir suprême A ses regains toujours présent !

Quels que soient les maux dé îna vie , Grand Dieu 1 daigne me garantir De l'ingrate et triste folie Qui poarrah ainsi -m'atimt'ir t Quand ton -saint nom vient Vp^i^Ure , Je ressens s'agrandir mon èlii*e , Et je réponds à l'imposteur':

Hors de moi , commîe au dedans même »

Tout me prouve'tin èére suprèmié' , Un principe , un prentier' motèuf '. "

Je vois la nature alarniéé» ' . - Quand ie soleil va s'abtfîssantV Presser ùnè foule enflamma*' ' De nuages à l'occident : ' i "^ »^ " Je vois le ciel s'ouvrir satb'tëss*'^ * ^ ^

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