‹ PoésiesChapitre 53 sur 107 · UVRE · texte numérisé non relu

UVRE

Ta rësignaûon heureuse Prouve constamineiit aux chrétiens , Qu'en dépit de leur vie aïoère, La peine est aussi passagère Que sont duraUes les vrais biens I

L'infortuné qui t'envisage, Soudain sent ses pleurs s'arrêter , £t se dit en,prenant.4^oui:age :

Tout homme a la sienne k porter :

Le tems va s'écroulant sans cesse , Quel que soit le mal qui m'oppresse 11 fuit avec rapidité :

Plus dure sera ma souffrance »

Et plus sûre est ma récompense Dans la prochaine éteraité.

L'incrédule dans sa carrière , Se montre en vain hardi , Joyeux ; S'il brave la nature entière , Et semble insulter même aux cieux ; Quand le trépas vient à paraître , Quand la douleur flétrit son ètie , Gomme il est humble avec horreur I Seul , dans tous les yeux insensibles , Il voit écrit ces mots terribles :

Vas : tu mérites ton malheur i

i68 POÉSIES.

O Créateur , Dieu de.ciënteace f Pardonne au malheureux pervers , Ouvre ses yeux à l'espérance , Ouvre ses yeux à l'univers.

Pour moi , que me font les systèmes.

Tous les doutes , tous les problèmes »

Mou cœur n'est-il donc pas certain :

Que le monde est vieil et durable»

Que sa cause est impérissable , 7andis que je mourrai demain I

lOQ mKSiWi!^9i

Desine dulcùun Mater sœva cupidinum

Fhctere tnollibus

lam durum ùnperus.

Hom.

derai-je dodc toujours trompé Et consumment incorrigible.

Mon cœur aimant toujours dupé Sera-t-il donc toujours sensible?

J-ai vu passer l'aimable fleur De ma trop courte adolescence t PourUnt je cherche le bonheur J'en garde encore l'espërance I

Je désire conutie à seke ans»

J'ai besoin d'occuper mon ame , Qui muette dans mon printems Depuis lors trop souvent s'enflaimne i Mais , hélas 1 dans le même jour »

En m'offrant et m'^tant Marie Le ciel m'apprit que saps retour Les regrets coitibleraient ma vie I

0& trouva: un cœur vertueux , Loyal , sévère 9 mai» aimable t Dans ses devoirs toujours heureux , Et dans son choix inébranlable 1 Une femme » de sa maison La providence enchanteresse , Dont Paimable et ferme raison SVptu^ et s'augmente sans cesse^

Qui sachant trouver le bonheur », Charmant le joug de l'I^nnâiëe « Assure à l'ami de son cœuf La plus heiureuse destin^ I Qui soit pour ce rare mortel « De son orgueilleuse existence 4 A la fois le but solennel Et la plus douce récompense.

Dont l'ël^ance , le maintien »

Et la science naturelle »

Séduisent dans son ^tretien, Par leur grâce toujours nouvelle ; Qui m'enclbante sans le vouloir , Sans efforts^ sans coquetterie; .

Dont tout l'esprit j tout If savpir»

S'enferment dans la modestie.

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