‹ PoésiesChapitre 54 sur 107 · LIVRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE IL

Qui sou fiere et bonne k jamais , Qu'un soufle Imptur jamais ne touche »

Dont nul n'ait profane leis traits , Les bras » le front ,' surtout la boudie.

Qui pour le mari de son dioix Dëvoile son cœur sans mystère; Modeste jusque dans sa voix Dans ses défauts , inème , sincère?

Qui ne comprenne de l'amoor Que la tendresse la plus pure ; Dont tous les jours soyent un beau jour.

Que révolte toute imposture :

Dont on ne prononce le nom Qu'avec respect , amour « envie ; Qui digpe d'admiration Soit enfin telle que Marie I

Mais loin d'inspirer le respect , Loin d'être fëe et souveraine^ Ab t la beauté m'offire l'aspect D'un corps faible que tout entraîne.

Cherchant sans nul discernement Un vain plaisir qui l'étourdisse , Elle tombe subitement Dans les travers » puis dans le vice I

17a POÉSIES. •

Ou! « le« deax seies imprudens Se rapprochant sans nulle estime »

Séparent les plaisirs des sens Du sentiment qui les anime ! .

Nos sens 1 ehl qu'est leur feu sans lui ?

L'embrasement de la surface :

Quand l'amour n'a point d'autre appui Bientôt il s'ëteint et s'e&ce.

Gomme un autre ^ je vis mon cœur Br&ler d'ardeur , de jouissance »

Un instant j'ai connu l'erreur De la novice adolescence ; Mais quoi I dans ce dâire afi&eux Trouble des sens , et leur folie... • Non jamais je ne fus heureux • Comme au seul aspect de Mariel

IL a 3 T(Eli1F&<»

Heul • • •

Qttte mens est hodie , cur eadem non puerofuit? Vel cur his anùnù incolu/nes non redeuntgentç?

Ho|i.

J e hab le vulgftire système , Malgi-e les plus fougueux dësirs »

Et je cherche mon bien suprême An sein des plus rares plabks 1

Je ne sois plus aimable , agile , Svelte f élégant comme autrefois 1 Mais je suis toujours difficile Et dans mes goûts et dans mon choix I

Je voudrais trouver en ma femme , Non de simples amusemens , Mais la maîtresse de mou ame i Celle de tous ses mouvemens t < -

DifiTérent de l'ètré vulgaire.

Pour qui l'am<our.n'a qu'un seul sens , Je veux sa jouissance entière.

Je veux tous ses ravissiemèns I

Pour mon épouse sans rivale , Mon seul appui , mon tout , ma loi , Je ne veux point de mon égale Mais d'un être meilleur que moi I

Je ne veux plus passer ma vie, Si courte et si fragile , hélas I Dans les soupçons , la jalousie , Les intrigues » les embarras !

Je ne dbercbe d'autre noblesse Que l'assemblage des vertus ; Et ne désire pour richesse Que de modestes revenus 1

Les plus beaux titres de ma femme Seront les traiu de ses enfans , La perfection de son ame »

Quelque beauté^ peu de talens t

De moi seul tenant sa fortune , A tous ses vœux je veux pourvoir } Mais loin de la règle COTCimune , .

D'elle dépendra monr pouvoir 1

Je ne veux point en ^oiste , L'aimer seulement pour mon bien , Je veux que mon bonheur consiste A faire , à redoubler le rien I

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