‹ PoésiesChapitre 55 sur 107 · LIVRE IL 17S · texte numérisé non relu

LIVRE IL 17S

Quelle sëduîsante existence De régner sur un ndUe coeur , Et , semblable à la providence , De s'occuper de son bonheur I

Grand Dieut quel plaisirlsans mystère • D'aimer rètre le plus aimant 1 £t dans une assurance entière De pouvoir dire hautement :

te Ma jouissance est Intime , ce Elle est sans faste et sans secret »

ce Nul être ne fut sa victime , a Et le ciel même la permet 1 >»

Pour réaliser ma chimère , Pour être sur de son succès »

Je cherche une ame non vulgaire , Bonne et sévère avec excès ;

Dont la vertu la moins commune Soit la première ambition »

Qui sache brav^ l'infortune , Et soit k l'abri du soupçon*

Sans peine , alors » souffrant la vie »

Et fier du nom de son époux t Je braverai la calolnnie , Et du sort les plus rudes coups I

Le vulgaire , sans nid dâire , * Touchant au sommet du plaisir > Au même instant plus ne àéAte « Celui ^'il vient de recueillir 1 ;

Puis , s'Àonnant d'un affreux vide , Il croit l'amour pur une erreur 1 Ah I sa flamme n'est point perfide :

L'autre n'était qu'un feu trompeur t-

Pour moi, dans.ee moment suprême. Je désire tout réunir ; Estime , amitié , devoir même ; Que tout ciHidoure à l'embellir j '

Je veux ensuite qu*après l'heure , Les tendresses du rendez^vous , Le plaisir avec nous demeure Sous d'autres noms presqu'aussi doux I

Quand l'ame entière est eocupée »

Alors que l'accord est parfait »

A chaque instant l'une est frappée ,:

Par l'autre» d'un nouveau bienfait.

TantÂt la douce confiaoïee Nous fait entremèleir nos vœux ; Nos projets avec complaisance , Règlent l'avenir de tous deux t

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