LIVRÉ II
Tant6t à l'ardeur rabaissante , Opposant un commun devoir Nous partons •••. l'ame impatienlc Brûlant dëjà de nous revoir ?
Laissant k la fausse sagesse 9 ■ Aux cœurs froids « comnie aux imposteurs, £c l'apatbie et la tristesse , Dont ils semblent nourrir leurs coaurs ;
Notre vertn plus vâîtable , Doit rendre nos liens plus beaux :
Par la galté la plus aimaUe » »
Et des plaisirs toujours nouveaux l< • : • ■
C'est une langue mensc^ère..
Qui sépara vertu, gaiitë; t
Âb! l'une et Pautre snr. la terre : ,. .m
Se touchent par la vÀitié.' : . j .< . • .'|
Je veux dans mon ame>orgtteiîUeu«8 , > Qu'on ne vante pas nioa pouvoir » . .. , ^ 1 f Mon nom , ni ma richesse hemieUse »• ;. • : . Ni mefli talens m mon savoir. , il
Je veux ^e l'on me porte envie ^ D'un bonheur que diacun aui'âit »
Si beaucoup n'avaient la folie De n'aimer que son faux poitraiti . i ,
Mais hâas I on nous peint affreuse »
Pe'nible , et sans nulles douceurs , La vertu qui toujours heureuse « Doit embellir jusques aux pleurs t
En vain s'offre à ma souvenance Le bon victime du mdheur^ A la vertu dans la souffrance Peut-on ravir la paix du cœur ?
Profitons àea erreurs vulgaires »
Et sous les j|eux « sous la gaité »
Gardons nos principes sëvëres , Et l'innocente fermeté I ^
11 faudrait souffrir trop de peine , De noirs soucis et de travaux , Pour prolonger toujours la chaine Des vices et des plaisirs faux \
D'une vicieuse carrière Quels sont enfin les rnultat^ î Le vil d^oùt , la peine amère f > Et des maux qu'on ne Qherdiait>pas 1
On voit trop tard que c'est Coiie Sans but de chercher le plaisir ;.
Qu'il faut , pour déranger sa vie , Plus de soins que poui* en jouir.