‹ PoésiesChapitre 56 sur 107 · LIVRÉ II · texte numérisé non relu

LIVRÉ II

Tant6t à l'ardeur rabaissante , Opposant un commun devoir Nous partons •••. l'ame impatienlc Brûlant dëjà de nous revoir ?

Laissant k la fausse sagesse 9 ■ Aux cœurs froids « comnie aux imposteurs, £c l'apatbie et la tristesse , Dont ils semblent nourrir leurs coaurs ;

Notre vertn plus vâîtable , Doit rendre nos liens plus beaux :

Par la galté la plus aimaUe » »

Et des plaisirs toujours nouveaux l< • : • ■

C'est une langue mensc^ère..

Qui sépara vertu, gaiitë; t

Âb! l'une et Pautre snr. la terre : ,. .m

Se touchent par la vÀitié.' : . j .< . • .'|

Je veux dans mon ame>orgtteiîUeu«8 , > Qu'on ne vante pas nioa pouvoir » . .. , ^ 1 f Mon nom , ni ma richesse hemieUse »• ;. • : . Ni mefli talens m mon savoir. , il

Je veux ^e l'on me porte envie ^ D'un bonheur que diacun aui'âit »

Si beaucoup n'avaient la folie De n'aimer que son faux poitraiti . i ,

Mais hâas I on nous peint affreuse »

Pe'nible , et sans nulles douceurs , La vertu qui toujours heureuse « Doit embellir jusques aux pleurs t

En vain s'offre à ma souvenance Le bon victime du mdheur^ A la vertu dans la souffrance Peut-on ravir la paix du cœur ?

Profitons àea erreurs vulgaires »

Et sous les j|eux « sous la gaité »

Gardons nos principes sëvëres , Et l'innocente fermeté I ^

11 faudrait souffrir trop de peine , De noirs soucis et de travaux , Pour prolonger toujours la chaine Des vices et des plaisirs faux \

D'une vicieuse carrière Quels sont enfin les rnultat^ î Le vil d^oùt , la peine amère f > Et des maux qu'on ne Qherdiait>pas 1

On voit trop tard que c'est Coiie Sans but de chercher le plaisir ;.

Qu'il faut , pour déranger sa vie , Plus de soins que poui* en jouir.

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